Mardi 12 janvier 2010
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Si j'avais su ! L'on ne m'aurait pas pris. On est toujours plus intelligent après. Si j'avais su !
Depuis ma tendre enfance, d'enfant tourmenté. J'entendais les adultes discutés ; les erreurs font grandir, avancer. Moi j'ai reculé par peur d'en faire. Fils d'un père dictateur et d'une mère nourrie à l'eau de rose. Dans l'attente d'un prince charmant qui la sortirait de sa galère de femelle dans un troupeau de garçons ; toujours munit d'un torchon. Une famille pieuse et nombreuse. Pas de sexe avant le mariage ; un dimanche à la messe. Une naïveté qui craint le baiser qui l'engrosserait. Un jour Cosette rencontre Jean Valjean, un cavalier surmontant sa moto Guzzi noire et rouge. Il l'emporta au nirvana. Neuf mois plus tard ; poussé, poussé. Un bébé Stroumpf pré-maturé apparaît, moi. Des parents terrorisé par ma couleur regardent inquiet le corps médical. Je me prend ma première fessée. Déjà timide, je tarde à crier. Une infirmière s'écrit :
- un nouveau nez !
Celui de mon père.
Une transfusion de sang rouge. Punit, l'on m'enferme dans une cage de verre climatisée. Trop prés de la résistance électrique, mon cervelet s'échauffe. Je rougis, rosis. Me voilà vivant, loin du sein de ma mère. Nourrit aux antibiotiques pour soigner ma jaunisse. Mon coté arc en ciel. Pendant que ma maternel ce remet de cette accouchement douloureux ou elle a faillit y rester. On la transfuse elle aussi. Ne comprenant toujours pas ce qui lui est arrivé. Elle n'avait pourtant pas mis de sucre sur le rebord de sa fenêtre. Mais la méchante cigogne était bien venue apporter cette chose multicolore.
Mon paternel festoie de bar en bar. Une fête digne de son âge ; dix huit ans. Un homme enfant ; boxant à ses heures. Tu seras un homme mon fils. Malgré la volonté d'avoir une fille. Il fut fière.
Trop jeune et travailleur, ma grand-mère pris le relais. Une femme forte et altruiste. Un grand-père blessé pendant la seconde guerre ; traîné sa jambe en plastique dans la cuisine, une cigarette Caporal à la main jaunie. Les murs ont pris le même colorie. Habitant à peine quelques mètres de leur fille. Dans une cité dortoir ouvrière. Déposé le matin et repris le soir, parfois. Une confusion des genres. Une maman grand-mère qui m'imprégna à un tel point que je fuguais régulièrement du foyer familiale la retrouver dans son havre de paix. Loin des disputes parentale et des grosses colères de mon père. Ou dois-je dire, loin de mon oncle et de ma tante. J'avais perdu mes repères. Mais qui est qui ?
A sept ans, on décida qu'il était temps que j'aille chez une nourrice. L'on me retira une nouvelle fois de ma couveuse.
Une femme aux enfants multiple, me garda alors. Elle avait une haleine de cheval ; qui se cambrait et me frappait. Mon père approuvait, elle pouvait continuer. Ses deux filles étaient des princesses, moi cendrillon. Avec l'argent pour mon goûter, elle leur achetait des bonbons. Je n'osais râler, sinon la cuillère en bois pleuvait. La vie me dressait, je devins docile. Un physique longiligne, un regard fuyant. Déjà dans les cours de recrée, l'instinct animale de mes petits camarades me dominait. Aux garçons méchant je préférais les filles, plus douces. J'appris à faire des couettes en colonie de vacance. Le seul garçon à pouvoir rentrer dans leur dortoir. Un jour à huit ans, des affaires disparurent dans le centre. Le moniteur choisit parmi les petits mâles celui qui aurait une fessée pour cet acte punissable. J'étais jeune pourtant, je me rappelle de cet instant ou cul nu, sur les genoux de mon tortionnaire. Il me caressa mes parties intimes entre deux claques sur mon dérrière. J'en fus doublement choqué car innocent je l'étais. Les affaires soit disant volées réapparurent comme par miracle le jour du départ. J'en parla à mes parents. L'on me répond par une gifle sonore.
La famille déménage dans un autre quartier. Une nouvelle école loin des rackets et des couteaux, loin du ghetto. A l'ouest de la forêt. Les beuveries du père s'accentuèrent. Un couple en dent de scie. Des crises, des larmes, des procédures de divorce avortées. Une nouvelle nourrice proche du collège. Des bouquins de cul entre garçons planqué sous leur lit et des bandes dessinées pour adultes dans les toilettes. J'adorais blanche neige et les sept mains. Une bouffe dégueulasse, des gens ouvert. Je fus un élève moyen, fainéant, gâté. A onze ans, seul avec un copain de classe, un intello boutonneux passionné de science et de fiction. On alla voire l'empire contre attaque. Le méchant Dark Vador était assis à coté de moi. Un homme de la trentaine, brun, cheveux frisés. Me dépouilla d'abord de mon argent placé dans une bourse en forme de souris rouge, pendant à une chaînette. Puis s'attarda sur mes bourse. Timide, je repoussa sa main. Il insista, je rougis tel un feu rouge allumé dans la nuit. Mon sexe sortis de mon pantalon. Il le tata et le masturba. Je file dans les toilettes remplit de honte. Et regagne ma place. Ma main rencontra son sexe gonflé à bloc. Vaincu je me laissa faire. Il jouit pendant une scène de bataille au rayon laser. Ma tête tourna. A la sortie, j'en parla à Vincent, qui bien sur ne me crut. Incompris. Les idées ce bousculés dans ma tête. Je n'en parla bien sur pas à mes parents, de peur de me prendre une raclée non mérité. Les années passèrent, mes premiers flirt aussi. De jolies filles. Très proche d'elle, trop semblable. Vinrent les séance de docteur dans la cave, puis les pipes. Une adolescence à la recherche continuel d'amour et de reconnaissance ; de soi.
Je n’ai jamais compris comment on pouvait être fan de quelqu’un ou de quelque chose. Estimer au point d’en devenir fou. Une star qui meure et les ventes de kleenex qui augmentent. Ce mot est trop proche de fanatique. A un point obnubilé que l’on ne respecte plus rien. L’intrusion dans la vie privée est chose courante. Le transfert d’une vie médiocre, qui prend un sens au contact d’une personnalité. Nous le sommes tous, fan. Nous avons besoin de nourrir la bête en adorant des idoles ou en les détestant, en les harcelant. Comme nous avons, nous les êtres humain, tous cette envie de dominer par la force, par le nombre. On veut tous faire parti des gens qui comptent. Tous fasciste à aduler des dieux, des démons. L’argent domine tous les dieux ; les dieux dominent notre esprit. Même si en occident les nouveaux apôtres sont télévisuel. Pendant que d’autres s’organisent, s’affirment. Ce plient à un dogme qui dicte leur vie. Tous frère !
Pendant que le capitalisme ; le contraire d’éco logique. Pille la terre mère pour l’enrichissement d’une poignée d’humains aux mains pleines. Ils chimisent ma vie. Connaissent l’anatomie. Jusqu’à créer des médicaments qui agissent sur la psyché. Leur connaissance à notre sujet est grande. Chaque faille est exploitée, marchandée, commercialisée. Vive les sextoy pour chien. Faire de l’argent, du flouse avec rien. Qui a besoin de tous ce qui nous entourent. Et est-il normal de payer si chére.
Certaines erreurs.
Moi le spectateur de ma vie ; mes ennemis me l’ont prisent. Ils veulent diriger. Moi je les fais danser ! Des fanatiques qui n’ont plus qu’un but et qui n’existent qu’à travers leur haine sauvage. Moi l’enfant sage.
Je quitte enfin ce nid plein d'épines à l'âge de vingt-trois ans. Une mère angoissée, névrosé ; un père. Cette appartement bien isolé, ou le quotidien m'appartenait. Une vie de long fleuve tranquille ponctuée de raz de marée.
Ne me sentant pas concerné, un tsunami me dévaste à 21 ans. Ma vie en fut changé.
En cachette, je déménage pendant que mes vieux sont en vacance. J’aménage dans un grand deux pièces de cinquante mètres carré dans un bâtiment moderne. Loin du centre, dans un bon quartier, qui devint vite une cité. Voisin d’un amateur de Cabrel et d’une voisine célibataire. Un dernier immeuble avant les champs. Une rue qui ce transforma en route ; un quartier en ville. Une salle à manger construite devant mon nez. Je voyais la famille d’en face diner, pendant que je regardais la télé.
On dit que c’est ça le progrès.
Adios la tranquillité.
Le deuxième appartement, je le quitte enfin. Une vieille maison divisée. Les Gros du dessus qui à chacun de leur pas faisaient chanter le plancher et tanguer mon lustre. Un avis de tempête s’annonçais. A nouveau un deuxième étages sur trois. Tampon entre ceux du dessus et ceux du dessous. Qui vénéraient le malt à Whiskey, chaque fin de semaine dans une fête sabbatique à cinquante degré. Je bouillais. Quittant cette communauté de vies, participant à chaque seconde aux ébats amoureux, aux cris, aux pleures de mes colocataires.
Rendez-vous pris à dix sept heures, avec la propriétaire, Mme Mant ; ça promet. Et l’agent immobilier ; stagiaire payé au rabais.
Un cent mètres carré en duplex dans un secteur animé. Trop aux dires de mes amis, qui me connaissent.
- Bonjour. Je suis Mr Niai. Vous êtes bien Mme Mant.
- C’est bien moi, et voici Mr Pourcen, l’agent.
Mon costume cravate, lui plaît. Je sort du travail aux horaires aménagées.
Elle ouvre la porte d’entrée de cette bâtisse, de brique et de bois. Joli de l’extérieur avec ses balcons ouvragés.
La porte s’ouvre. Je reste figé. Elle me presse à entrer parmi des étagères et des sacs de farine entreposés. L’odeurs de pain et de poubelles mélangés.
Je tombe nez à nez avec le boulanger. Qui ce tient dans l’encadrure de la porte de son local fourmillant de fours et de table de travail. Un grand gaillard qui me scanne de la tête aux pieds. Mon costume lui déplaît. Sans un mot, retourne à son ouvrage. Ses apprentis me toisent.
Merci ; bienvenue !
Tout à l’air vieillot ; encombré, mais propre. Le petit groupe emprunte l’escalier ; étroit. En route pour mon peut être futur paradis. Quatrième, tous le monde descends. Un coup de sonnette. La porte s’ouvre immédiatement. On est attendu. Un couple de jeune gens souriant apparaît à la porte. Les locataires actuels. Après les présentations, je pénètre enfin de la petite entrée directement dans la cuisine. Spacieuse, aménagé de placards rustique encastrés. Tout en bois et volutes kitsch. Un banc de coin dans le même style, assorti d’une table carrelée ; identique au plan de travail. Un bel ensemble de classicisme paysan. Une fenêtre et deux petite en hauteur pour la lumière. Plus un cagibi attenant, doté d’assez d’étagères pour y ranger plein d’objets inutiles. Plus on a de places ; plus on conserve. J’allais devenir conservateur.
Une belle pièce de quinze mètres carré. Retour par le vasistas, ou ce trouve un wc, accéssoirisé par un minuscule lavabo. Une porte pliante jouxte l’endroit. Encore de l’espace à remplir. Je commence à respirer. Mon sourire est complet quand j’accede au salon. Vaste pièce de trente mètres carré aux poutres apparentes ; pas trés Feng Shui. A la luminosité abondante ; trois fenêtres. Vue sur un parking en bataille ; un arbre ; un carrefour ; des maisons à colombage. L’immeuble fait le coin, au numéro un.
- au niveau du voisinage ; demandais-je ?
Le locataire, me dit :
- on a beaucoup de chance. La voisine du dessous, une vieille allemande, sourde ; enfin à moitié. Pas de voisin à droite. Ca c’est bien. Par contre à coté.
Le monsieur, hésite, regarde Mme Mant.
- ça va .... on est pas souvent là, on sort beaucoup.
- personne ne c’est jamais plaint. Rajoute la propriétaire.
Content, je n’en demandais pas plus. Sous deux fenêtre, j’aperçois deux vieux radiateur électrique. Je pense au chauffage. L’espace ce paie. Il va falloir candidaté pour la compagnie électrique. Un sponsor serait bien venu.
L’appartement précédent était chauffé au pétrole «sans odeurs». Juste le salon et ses trois mètres de plafond ; la salle de bains réchauffé électriquement, un quart d’heure avant. Le grand nord, j’y suis habitué. Je l’avais adoré et voulais m’y installer ; ma cabane au Canada. Je mettrais un gros pull polaire.
L’espace du bas constitué déjà dans les cinquante cinq mètres carré, pour deux pièces ; cuisine, salon , plus commodité.
L’escalier m’amène au septième ciel. Avec vue sur la cathédrale et les toits environnants. Ancien comble repensé. Un toilette ; deux chambres, une grande, une petite. Une moquette beige de gris dans le couloir, des poutres apparentes aussi. Qui abaissent le plafond. On tient debout.
Une porte vitrée fumé, on l’a coulisse. La salle de bain ce dévoile. Immense. Double lavabos, grand miroir pour deux, douche et baignoire. Le luxe suprême.
Je me vois déjà pataugeant dans la baignoire aux sons trip hop. Des bougies autour et un verre de vin dans la main gauche. Dans la droite ; mon sexe, droit. Savourant le capitalisme dans toute sa générosité.
- la moquette, vous comptez la laisser ?
- oh, un coup de shampouineuse. Cela n’y paraîtra plus. Dit convaincu la Mant’euse.
J’insiste
- l’appartement me plaît beaucoup, mais sans le revêtement
- d’accord, je mettrais du linoléum
Vite posé, pas onéreux. Du plastique recouvrant une matière naturel. Isolation hermétique. Le chimique synthétique. A l’inverse de l’homme et de la nature. L’illogisme économique de notre temps.
Elle calcule déjà !
On ce trouve tous à coté de la fenêtre «cathédrale», proche des wc. Les occupants travaillent dans la publicité. Jeune, dynamique, propre sur eux, intégré dans la société. Enraciné. Tout mon portrait.
L’agent immobilier lève la main, comme pour dire quelque chose. Mais non, il tire sur une chevillette et chera. Abracadabra, un escalier en tomba. Tout excité, je grimpe au sommet de l’Olympe. Un grenier à la déco placo. Pas de poutres cette fois. Encore de l’espace. Je suis en apesanteur.
Ce sera l’espace chill out ; coussins, encens et cigarettes parfumées, au son de l’été. Pas de chauffage. La musique house, fréquence gay chanté.
Un son, une vibration me ramène à la raison. Une machine cachée derrière une porte, un loquet.
- C’est la ventilation de la boulangerie. Grâce à cela, votre appartement est bien ventilé, même en hiver. C’est le boulanger qui paie, c’est gratuit ! Me devança Mme Mant.
Ce n’est pas trés bruyant. Personne ne c’est jamais plein. Argument majeur.
Pas très sonore en effet. Plus tard, je compris que la machine était situé juste au dessus de mon lit.
- A propos de bruit ? C’est bien isolé ?
- vous voyez bien, c’est calme.
Etant au sommet de la montagne. J’entends dehors les vaches mécaniques beugler. Il en passe beaucoup. Certaines couinent. Il est dix sept heures trente, les voisins n’étais peu être pas encore rentrés. On descend, les marches en bois qui grincent. Rez de chaussée de ma maison sur les toits.
Jubilatoire.
- le loyer est de combien. Je ne m’en rappelle plus vraiment.
- il est de 600 euros et de 25 de charges.
Pas trés cher par rapport au prix du marché. Une telle surface, proche du centre. Il y a surement anguille sous roche. Mais je ne voyais pas à quoi elle ressemblait.
- cet un vieil immeuble ; pas d’ascenceur, pas de femme de ménage.
Un montant maximum possible pour ce type de location. Avoua-t -elle.
Peu de charges ; un loyer réglementé.
Je revisite le rez de chaussée et son palier, individuel. Les couleurs seront vives. Je les voyaient déjà aux murs.
Orange - jaune - rouge pour le bas
jaune - bleu - vert pour le haut.
Une amie me conseilla pour la grande chambre du fond ; le vert bouteille. Les couleurs ont leur vibration. Le reste étant tonique. L’apaisement s’impose, le contraire d’un Red Bull. Un geste tendre.
Dormir enfin.
Mon temple.
Discussion d’usage.
Je m’éclipse.
Içi bas.
Repasse devant la bonne odeur de pain.
Les cartons sont déjà à moitié fait. Pas mécontent d’avoir trouvé un nid douillet. Pouvant assouvir tous mes délires.
Une contre visite s’impose à mon esprit.
La dernière fois ; une visite ; un mauvais résultat. Le charme avait opéré. Un quatre vingt mètres carré ; deux pièces en enfilade ; plancher impeccable ; plafonds hauts. Très bien décoré par une addition d’objet de tous styles. Des rideaux vert moyen, pale. Sur quatre grandes fenêtres. Associé d’une commode en noyer laqué, époque régence ; candélabres ; canapé en tissus orange mandarine ; table basse trente et autres africaneries. Tapisserie ; peace, je ris.
Dans le couloir ; une frise peinte par un artiste parisien ; Jean-Luc Godin. La représentation d’un buisson. Vert - jaune - rouge. Sur papier peint jaune moyen.
La cuisine vert pistache flasch ; blanc. Chinoiseries bleu turquoise. Attenant ; la salle de bain ; une douche et un lavabo. Dont le plafond, à un quart d’heure prés. Me serait tomber sur la tête , un gros trou le remplacé. Il finit par ceder sous le poids des kéké. Trop grosse, elle ne risquait pas de passer. Mais j’y serait resté. Mort par chute d’une voisine. Je n’ose y penser. Les gros titres cela aurait faits. Un fait d’hiver.
Une autre chambre ; secrétaire à cylindre , un autres tableaux de Jean-Luc.
Tout était esthétique ; l’apanage du lion du 11 août 1968. Mes rêves ce briseront une semaine après mon installation. Quand les facteurs du dessus.
Une fête
Dans mon salon
Une musique qui entête
Des gens qui prennent ta sonnette pour un klaxon
Des bétes
Des cons.
Mon ex, un Fabrice, qui enchaîna après un autre. Et un des ses amis. Une «coiffeuse» à appellation maghreb. Le couscous ; je te dis pas. La tchatche aussi. Etaient venus dîner.
Il faisait froid ; les cons sonnaient ; discutés.
On ne parlais plus on écoutait. J’étais effondré.
L’immeuble était constitué d’un ouvrier + une sans emploi - un délégué médicale bac plus deux - deux postiers ( il et elle ).
On ce levés tous tôt. C’était notre seul point commun.
La chambre et la cuisine de cette habitation, donné sur une cour et sa maison.
Claudine, son fils semi brésilien et Michel ; y habitait.
Un intermittent du spectacle , section ciné.
Une fonctionnaire.
Un enfant ; pas en commun.
Ils adorent me voire, moi et ma cuisine ; surtout.
Un jour ; ils n’ont pas assurés
Point final sur le sujet.
Sous la fenêtre de ma chambre ; un balcon. Que mes charmants alcoolisés, utilisés pour faire des barbecue. Par l’odeur de viandes grillées ; je fus hanté. Cette effluve brumatisé ma chambre à coucher. D’un doux parfum d’Azoulay ( vendeurs de merguez ).
La seul fois ou la Cruella du Dessous, me donna son aide, forcé par la postière, un gros colis à porter. Me cracha à la gueule.
- Une femme ne porte pas ce poids là ?
Réplique d’une féministe qui faisait la boniche à la maison. Merci de la leçon.
Cette émanation puante plus l’odeur pestilentiel du postier, dans la cage ; fauve, s’impose dans l’escalier.
Vite remplacé par la famille Gros. Cousine trés éloignée. Hippopotame gonflé ; au caractère bien affirmé. Fruit de l’union de la deuxième femme : du frère de mon père. Le plus sympathique de la famille, marié à la plus sympathique aussi.
Bêtement.
Assise à la terrasse d’un café.
Un chauffard.
Morte sur le coup.
Coup du sort surtout.
Il l’a remplaça par une bourru. Sa fille vivait maintenant au dessus. Son père ; un homosexuel repenti. Un savoureux mélange. D’une grosse rebelle, il enfanta. A la recherche d’un homme, un vrai ; entourait de gai. Elle vire le premier ; tout comme maman, elle a un enfant. Pris un légionnaire comme remplaçant. Pensant m’impressionner.
Pendant que ce du dessous, me volés les bouteilles d’Armagnac. Cadeau, que je donnais aux médecins que je visitais. Mon joker qui me permet d’accéder à leur bureau. Ma carotte. Je ne passais qu’une fois par an. Ils ne voulaient pas me louper. Au risque de ne pas recevoir le présent exigé.
Voleurs , sans valeurs.
Je n’avais pas de cave, juste un emplacement à l’air libre. Le bar est ouvert. Je me venge à coups de caprices, de Pagagnini. Une belle variation, aux violons grinçants.
Tous cela ne m’empêchait pas de vivre ma vie, ma sexualité. Au bout de deux ans et demie ; de cris fistique, de beuveries, de bébé qui coure. On a divorcé. Malgré tout, l’agent immobilier, apparemment nouveau dans le métier. Me demande pourquoi je pars de cette appartement si bien scénarisé. J’étais muté.
Dans un autre quartier.
Trop mal insonorisé. Le style baba cool ; vie en communauté. Trop impudique pour un pudique.
Mes voisins savaient beaucoup de moi et moi d’eux sans pour autant être amis.
J’étais pourtant sociable. Un copain, Titi, Etienne ; j’avais colocé avec lui par sympathie. Un jeune homme de bonne famille. Le papa, secrétaire d’une politicienne, une maman enseignante. Il les avait invitait, dans mon appartement chic ; pour les rassurer. Car il connaissait les préférence cannabique de leur fils. Cheval fou encadré par une éducation trop stricte. Certains objets disparurent. Je ne m’en suis pas aperçu tout de suite. C’était l’odeur de ses chaussettes qui m’avait marqué. Partis en séminaire pour un mois. J’avais sous loué une chambre à l’une de ses rencontres de travail, à l’opéra. Un vidéaste tout droit sorti d’un film d’horreur. Laid , édenté, mais avec un grand coeur. C’est pourquoi, j’accepta un inconnu chez moi. De retour deux semaine après, pour une pause. Un week end avant de repartir. Des sous vêtements qui séchait sur mon secrétaire, une trace d’humidité, y avait laissé. Une cuisine au style Bronx et quelqu’un qui avait dormit dans mon lit, dans mes draps. L’odeurs de tabac.
Je vois rouge.
Il est vert.
Visite surprise, d’un endroit qui n’était plus le mien. Il vira lui et son acolyte.
C’étais moi le gros minet désormais.
Je repris un rendez-vous quelques jours plus tard avec Mme Mant. Pas de costume cette fois. Juste moi ; un Jean Basket.
Je passe le barrage boulanger.
- Bonjour Mme Mant
- Bonjour Mr Niai.
Elle observe mon accoutrement. Sourit légèrement. Me voit autrement, sans déguisement.
J’escalade les quatre étages. Elle, fait les vingt quatre heures du Mans. Toute respirante et digne ; jouant à la souffrante, pour mieux s’apitoyer du destin qui ne l’a pas gâté. Un mari alzheimer. Elle arrive enfin.
Deux coup de clefs, la porte du royaume s’ouvre. Il est vide. Encore plus grand. Sacrifiant un samedi à huit heures trente du matin. Horaire imposé par le garde chiourme qui veillait, imposait cette heure matinale, calqué sur les gens qui travail.
Elle me fait l’article.
J’ai acheté et signé deux mois plus tard. Dans la cuisine rénové de orange. Un bail de trois ans renouvelable.
Un mars 2001.
Depuis ma tendre enfance, d'enfant tourmenté. J'entendais les adultes discutés ; les erreurs font grandir, avancer. Moi j'ai reculé par peur d'en faire. Fils d'un père dictateur et d'une mère nourrie à l'eau de rose. Dans l'attente d'un prince charmant qui la sortirait de sa galère de femelle dans un troupeau de garçons ; toujours munit d'un torchon. Une famille pieuse et nombreuse. Pas de sexe avant le mariage ; un dimanche à la messe. Une naïveté qui craint le baiser qui l'engrosserait. Un jour Cosette rencontre Jean Valjean, un cavalier surmontant sa moto Guzzi noire et rouge. Il l'emporta au nirvana. Neuf mois plus tard ; poussé, poussé. Un bébé Stroumpf pré-maturé apparaît, moi. Des parents terrorisé par ma couleur regardent inquiet le corps médical. Je me prend ma première fessée. Déjà timide, je tarde à crier. Une infirmière s'écrit :
- un nouveau nez !
Celui de mon père.
Une transfusion de sang rouge. Punit, l'on m'enferme dans une cage de verre climatisée. Trop prés de la résistance électrique, mon cervelet s'échauffe. Je rougis, rosis. Me voilà vivant, loin du sein de ma mère. Nourrit aux antibiotiques pour soigner ma jaunisse. Mon coté arc en ciel. Pendant que ma maternel ce remet de cette accouchement douloureux ou elle a faillit y rester. On la transfuse elle aussi. Ne comprenant toujours pas ce qui lui est arrivé. Elle n'avait pourtant pas mis de sucre sur le rebord de sa fenêtre. Mais la méchante cigogne était bien venue apporter cette chose multicolore.
Mon paternel festoie de bar en bar. Une fête digne de son âge ; dix huit ans. Un homme enfant ; boxant à ses heures. Tu seras un homme mon fils. Malgré la volonté d'avoir une fille. Il fut fière.
Trop jeune et travailleur, ma grand-mère pris le relais. Une femme forte et altruiste. Un grand-père blessé pendant la seconde guerre ; traîné sa jambe en plastique dans la cuisine, une cigarette Caporal à la main jaunie. Les murs ont pris le même colorie. Habitant à peine quelques mètres de leur fille. Dans une cité dortoir ouvrière. Déposé le matin et repris le soir, parfois. Une confusion des genres. Une maman grand-mère qui m'imprégna à un tel point que je fuguais régulièrement du foyer familiale la retrouver dans son havre de paix. Loin des disputes parentale et des grosses colères de mon père. Ou dois-je dire, loin de mon oncle et de ma tante. J'avais perdu mes repères. Mais qui est qui ?
A sept ans, on décida qu'il était temps que j'aille chez une nourrice. L'on me retira une nouvelle fois de ma couveuse.
Une femme aux enfants multiple, me garda alors. Elle avait une haleine de cheval ; qui se cambrait et me frappait. Mon père approuvait, elle pouvait continuer. Ses deux filles étaient des princesses, moi cendrillon. Avec l'argent pour mon goûter, elle leur achetait des bonbons. Je n'osais râler, sinon la cuillère en bois pleuvait. La vie me dressait, je devins docile. Un physique longiligne, un regard fuyant. Déjà dans les cours de recrée, l'instinct animale de mes petits camarades me dominait. Aux garçons méchant je préférais les filles, plus douces. J'appris à faire des couettes en colonie de vacance. Le seul garçon à pouvoir rentrer dans leur dortoir. Un jour à huit ans, des affaires disparurent dans le centre. Le moniteur choisit parmi les petits mâles celui qui aurait une fessée pour cet acte punissable. J'étais jeune pourtant, je me rappelle de cet instant ou cul nu, sur les genoux de mon tortionnaire. Il me caressa mes parties intimes entre deux claques sur mon dérrière. J'en fus doublement choqué car innocent je l'étais. Les affaires soit disant volées réapparurent comme par miracle le jour du départ. J'en parla à mes parents. L'on me répond par une gifle sonore.
La famille déménage dans un autre quartier. Une nouvelle école loin des rackets et des couteaux, loin du ghetto. A l'ouest de la forêt. Les beuveries du père s'accentuèrent. Un couple en dent de scie. Des crises, des larmes, des procédures de divorce avortées. Une nouvelle nourrice proche du collège. Des bouquins de cul entre garçons planqué sous leur lit et des bandes dessinées pour adultes dans les toilettes. J'adorais blanche neige et les sept mains. Une bouffe dégueulasse, des gens ouvert. Je fus un élève moyen, fainéant, gâté. A onze ans, seul avec un copain de classe, un intello boutonneux passionné de science et de fiction. On alla voire l'empire contre attaque. Le méchant Dark Vador était assis à coté de moi. Un homme de la trentaine, brun, cheveux frisés. Me dépouilla d'abord de mon argent placé dans une bourse en forme de souris rouge, pendant à une chaînette. Puis s'attarda sur mes bourse. Timide, je repoussa sa main. Il insista, je rougis tel un feu rouge allumé dans la nuit. Mon sexe sortis de mon pantalon. Il le tata et le masturba. Je file dans les toilettes remplit de honte. Et regagne ma place. Ma main rencontra son sexe gonflé à bloc. Vaincu je me laissa faire. Il jouit pendant une scène de bataille au rayon laser. Ma tête tourna. A la sortie, j'en parla à Vincent, qui bien sur ne me crut. Incompris. Les idées ce bousculés dans ma tête. Je n'en parla bien sur pas à mes parents, de peur de me prendre une raclée non mérité. Les années passèrent, mes premiers flirt aussi. De jolies filles. Très proche d'elle, trop semblable. Vinrent les séance de docteur dans la cave, puis les pipes. Une adolescence à la recherche continuel d'amour et de reconnaissance ; de soi.
Je n’ai jamais compris comment on pouvait être fan de quelqu’un ou de quelque chose. Estimer au point d’en devenir fou. Une star qui meure et les ventes de kleenex qui augmentent. Ce mot est trop proche de fanatique. A un point obnubilé que l’on ne respecte plus rien. L’intrusion dans la vie privée est chose courante. Le transfert d’une vie médiocre, qui prend un sens au contact d’une personnalité. Nous le sommes tous, fan. Nous avons besoin de nourrir la bête en adorant des idoles ou en les détestant, en les harcelant. Comme nous avons, nous les êtres humain, tous cette envie de dominer par la force, par le nombre. On veut tous faire parti des gens qui comptent. Tous fasciste à aduler des dieux, des démons. L’argent domine tous les dieux ; les dieux dominent notre esprit. Même si en occident les nouveaux apôtres sont télévisuel. Pendant que d’autres s’organisent, s’affirment. Ce plient à un dogme qui dicte leur vie. Tous frère !
Pendant que le capitalisme ; le contraire d’éco logique. Pille la terre mère pour l’enrichissement d’une poignée d’humains aux mains pleines. Ils chimisent ma vie. Connaissent l’anatomie. Jusqu’à créer des médicaments qui agissent sur la psyché. Leur connaissance à notre sujet est grande. Chaque faille est exploitée, marchandée, commercialisée. Vive les sextoy pour chien. Faire de l’argent, du flouse avec rien. Qui a besoin de tous ce qui nous entourent. Et est-il normal de payer si chére.
Certaines erreurs.
Moi le spectateur de ma vie ; mes ennemis me l’ont prisent. Ils veulent diriger. Moi je les fais danser ! Des fanatiques qui n’ont plus qu’un but et qui n’existent qu’à travers leur haine sauvage. Moi l’enfant sage.
Je quitte enfin ce nid plein d'épines à l'âge de vingt-trois ans. Une mère angoissée, névrosé ; un père. Cette appartement bien isolé, ou le quotidien m'appartenait. Une vie de long fleuve tranquille ponctuée de raz de marée.
Ne me sentant pas concerné, un tsunami me dévaste à 21 ans. Ma vie en fut changé.
En cachette, je déménage pendant que mes vieux sont en vacance. J’aménage dans un grand deux pièces de cinquante mètres carré dans un bâtiment moderne. Loin du centre, dans un bon quartier, qui devint vite une cité. Voisin d’un amateur de Cabrel et d’une voisine célibataire. Un dernier immeuble avant les champs. Une rue qui ce transforma en route ; un quartier en ville. Une salle à manger construite devant mon nez. Je voyais la famille d’en face diner, pendant que je regardais la télé.
On dit que c’est ça le progrès.
Adios la tranquillité.
Le deuxième appartement, je le quitte enfin. Une vieille maison divisée. Les Gros du dessus qui à chacun de leur pas faisaient chanter le plancher et tanguer mon lustre. Un avis de tempête s’annonçais. A nouveau un deuxième étages sur trois. Tampon entre ceux du dessus et ceux du dessous. Qui vénéraient le malt à Whiskey, chaque fin de semaine dans une fête sabbatique à cinquante degré. Je bouillais. Quittant cette communauté de vies, participant à chaque seconde aux ébats amoureux, aux cris, aux pleures de mes colocataires.
Rendez-vous pris à dix sept heures, avec la propriétaire, Mme Mant ; ça promet. Et l’agent immobilier ; stagiaire payé au rabais.
Un cent mètres carré en duplex dans un secteur animé. Trop aux dires de mes amis, qui me connaissent.
- Bonjour. Je suis Mr Niai. Vous êtes bien Mme Mant.
- C’est bien moi, et voici Mr Pourcen, l’agent.
Mon costume cravate, lui plaît. Je sort du travail aux horaires aménagées.
Elle ouvre la porte d’entrée de cette bâtisse, de brique et de bois. Joli de l’extérieur avec ses balcons ouvragés.
La porte s’ouvre. Je reste figé. Elle me presse à entrer parmi des étagères et des sacs de farine entreposés. L’odeurs de pain et de poubelles mélangés.
Je tombe nez à nez avec le boulanger. Qui ce tient dans l’encadrure de la porte de son local fourmillant de fours et de table de travail. Un grand gaillard qui me scanne de la tête aux pieds. Mon costume lui déplaît. Sans un mot, retourne à son ouvrage. Ses apprentis me toisent.
Merci ; bienvenue !
Tout à l’air vieillot ; encombré, mais propre. Le petit groupe emprunte l’escalier ; étroit. En route pour mon peut être futur paradis. Quatrième, tous le monde descends. Un coup de sonnette. La porte s’ouvre immédiatement. On est attendu. Un couple de jeune gens souriant apparaît à la porte. Les locataires actuels. Après les présentations, je pénètre enfin de la petite entrée directement dans la cuisine. Spacieuse, aménagé de placards rustique encastrés. Tout en bois et volutes kitsch. Un banc de coin dans le même style, assorti d’une table carrelée ; identique au plan de travail. Un bel ensemble de classicisme paysan. Une fenêtre et deux petite en hauteur pour la lumière. Plus un cagibi attenant, doté d’assez d’étagères pour y ranger plein d’objets inutiles. Plus on a de places ; plus on conserve. J’allais devenir conservateur.
Une belle pièce de quinze mètres carré. Retour par le vasistas, ou ce trouve un wc, accéssoirisé par un minuscule lavabo. Une porte pliante jouxte l’endroit. Encore de l’espace à remplir. Je commence à respirer. Mon sourire est complet quand j’accede au salon. Vaste pièce de trente mètres carré aux poutres apparentes ; pas trés Feng Shui. A la luminosité abondante ; trois fenêtres. Vue sur un parking en bataille ; un arbre ; un carrefour ; des maisons à colombage. L’immeuble fait le coin, au numéro un.
- au niveau du voisinage ; demandais-je ?
Le locataire, me dit :
- on a beaucoup de chance. La voisine du dessous, une vieille allemande, sourde ; enfin à moitié. Pas de voisin à droite. Ca c’est bien. Par contre à coté.
Le monsieur, hésite, regarde Mme Mant.
- ça va .... on est pas souvent là, on sort beaucoup.
- personne ne c’est jamais plaint. Rajoute la propriétaire.
Content, je n’en demandais pas plus. Sous deux fenêtre, j’aperçois deux vieux radiateur électrique. Je pense au chauffage. L’espace ce paie. Il va falloir candidaté pour la compagnie électrique. Un sponsor serait bien venu.
L’appartement précédent était chauffé au pétrole «sans odeurs». Juste le salon et ses trois mètres de plafond ; la salle de bains réchauffé électriquement, un quart d’heure avant. Le grand nord, j’y suis habitué. Je l’avais adoré et voulais m’y installer ; ma cabane au Canada. Je mettrais un gros pull polaire.
L’espace du bas constitué déjà dans les cinquante cinq mètres carré, pour deux pièces ; cuisine, salon , plus commodité.
L’escalier m’amène au septième ciel. Avec vue sur la cathédrale et les toits environnants. Ancien comble repensé. Un toilette ; deux chambres, une grande, une petite. Une moquette beige de gris dans le couloir, des poutres apparentes aussi. Qui abaissent le plafond. On tient debout.
Une porte vitrée fumé, on l’a coulisse. La salle de bain ce dévoile. Immense. Double lavabos, grand miroir pour deux, douche et baignoire. Le luxe suprême.
Je me vois déjà pataugeant dans la baignoire aux sons trip hop. Des bougies autour et un verre de vin dans la main gauche. Dans la droite ; mon sexe, droit. Savourant le capitalisme dans toute sa générosité.
- la moquette, vous comptez la laisser ?
- oh, un coup de shampouineuse. Cela n’y paraîtra plus. Dit convaincu la Mant’euse.
J’insiste
- l’appartement me plaît beaucoup, mais sans le revêtement
- d’accord, je mettrais du linoléum
Vite posé, pas onéreux. Du plastique recouvrant une matière naturel. Isolation hermétique. Le chimique synthétique. A l’inverse de l’homme et de la nature. L’illogisme économique de notre temps.
Elle calcule déjà !
On ce trouve tous à coté de la fenêtre «cathédrale», proche des wc. Les occupants travaillent dans la publicité. Jeune, dynamique, propre sur eux, intégré dans la société. Enraciné. Tout mon portrait.
L’agent immobilier lève la main, comme pour dire quelque chose. Mais non, il tire sur une chevillette et chera. Abracadabra, un escalier en tomba. Tout excité, je grimpe au sommet de l’Olympe. Un grenier à la déco placo. Pas de poutres cette fois. Encore de l’espace. Je suis en apesanteur.
Ce sera l’espace chill out ; coussins, encens et cigarettes parfumées, au son de l’été. Pas de chauffage. La musique house, fréquence gay chanté.
Un son, une vibration me ramène à la raison. Une machine cachée derrière une porte, un loquet.
- C’est la ventilation de la boulangerie. Grâce à cela, votre appartement est bien ventilé, même en hiver. C’est le boulanger qui paie, c’est gratuit ! Me devança Mme Mant.
Ce n’est pas trés bruyant. Personne ne c’est jamais plein. Argument majeur.
Pas très sonore en effet. Plus tard, je compris que la machine était situé juste au dessus de mon lit.
- A propos de bruit ? C’est bien isolé ?
- vous voyez bien, c’est calme.
Etant au sommet de la montagne. J’entends dehors les vaches mécaniques beugler. Il en passe beaucoup. Certaines couinent. Il est dix sept heures trente, les voisins n’étais peu être pas encore rentrés. On descend, les marches en bois qui grincent. Rez de chaussée de ma maison sur les toits.
Jubilatoire.
- le loyer est de combien. Je ne m’en rappelle plus vraiment.
- il est de 600 euros et de 25 de charges.
Pas trés cher par rapport au prix du marché. Une telle surface, proche du centre. Il y a surement anguille sous roche. Mais je ne voyais pas à quoi elle ressemblait.
- cet un vieil immeuble ; pas d’ascenceur, pas de femme de ménage.
Un montant maximum possible pour ce type de location. Avoua-t -elle.
Peu de charges ; un loyer réglementé.
Je revisite le rez de chaussée et son palier, individuel. Les couleurs seront vives. Je les voyaient déjà aux murs.
Orange - jaune - rouge pour le bas
jaune - bleu - vert pour le haut.
Une amie me conseilla pour la grande chambre du fond ; le vert bouteille. Les couleurs ont leur vibration. Le reste étant tonique. L’apaisement s’impose, le contraire d’un Red Bull. Un geste tendre.
Dormir enfin.
Mon temple.
Discussion d’usage.
Je m’éclipse.
Içi bas.
Repasse devant la bonne odeur de pain.
Les cartons sont déjà à moitié fait. Pas mécontent d’avoir trouvé un nid douillet. Pouvant assouvir tous mes délires.
Une contre visite s’impose à mon esprit.
La dernière fois ; une visite ; un mauvais résultat. Le charme avait opéré. Un quatre vingt mètres carré ; deux pièces en enfilade ; plancher impeccable ; plafonds hauts. Très bien décoré par une addition d’objet de tous styles. Des rideaux vert moyen, pale. Sur quatre grandes fenêtres. Associé d’une commode en noyer laqué, époque régence ; candélabres ; canapé en tissus orange mandarine ; table basse trente et autres africaneries. Tapisserie ; peace, je ris.
Dans le couloir ; une frise peinte par un artiste parisien ; Jean-Luc Godin. La représentation d’un buisson. Vert - jaune - rouge. Sur papier peint jaune moyen.
La cuisine vert pistache flasch ; blanc. Chinoiseries bleu turquoise. Attenant ; la salle de bain ; une douche et un lavabo. Dont le plafond, à un quart d’heure prés. Me serait tomber sur la tête , un gros trou le remplacé. Il finit par ceder sous le poids des kéké. Trop grosse, elle ne risquait pas de passer. Mais j’y serait resté. Mort par chute d’une voisine. Je n’ose y penser. Les gros titres cela aurait faits. Un fait d’hiver.
Une autre chambre ; secrétaire à cylindre , un autres tableaux de Jean-Luc.
Tout était esthétique ; l’apanage du lion du 11 août 1968. Mes rêves ce briseront une semaine après mon installation. Quand les facteurs du dessus.
Une fête
Dans mon salon
Une musique qui entête
Des gens qui prennent ta sonnette pour un klaxon
Des bétes
Des cons.
Mon ex, un Fabrice, qui enchaîna après un autre. Et un des ses amis. Une «coiffeuse» à appellation maghreb. Le couscous ; je te dis pas. La tchatche aussi. Etaient venus dîner.
Il faisait froid ; les cons sonnaient ; discutés.
On ne parlais plus on écoutait. J’étais effondré.
L’immeuble était constitué d’un ouvrier + une sans emploi - un délégué médicale bac plus deux - deux postiers ( il et elle ).
On ce levés tous tôt. C’était notre seul point commun.
La chambre et la cuisine de cette habitation, donné sur une cour et sa maison.
Claudine, son fils semi brésilien et Michel ; y habitait.
Un intermittent du spectacle , section ciné.
Une fonctionnaire.
Un enfant ; pas en commun.
Ils adorent me voire, moi et ma cuisine ; surtout.
Un jour ; ils n’ont pas assurés
Point final sur le sujet.
Sous la fenêtre de ma chambre ; un balcon. Que mes charmants alcoolisés, utilisés pour faire des barbecue. Par l’odeur de viandes grillées ; je fus hanté. Cette effluve brumatisé ma chambre à coucher. D’un doux parfum d’Azoulay ( vendeurs de merguez ).
La seul fois ou la Cruella du Dessous, me donna son aide, forcé par la postière, un gros colis à porter. Me cracha à la gueule.
- Une femme ne porte pas ce poids là ?
Réplique d’une féministe qui faisait la boniche à la maison. Merci de la leçon.
Cette émanation puante plus l’odeur pestilentiel du postier, dans la cage ; fauve, s’impose dans l’escalier.
Vite remplacé par la famille Gros. Cousine trés éloignée. Hippopotame gonflé ; au caractère bien affirmé. Fruit de l’union de la deuxième femme : du frère de mon père. Le plus sympathique de la famille, marié à la plus sympathique aussi.
Bêtement.
Assise à la terrasse d’un café.
Un chauffard.
Morte sur le coup.
Coup du sort surtout.
Il l’a remplaça par une bourru. Sa fille vivait maintenant au dessus. Son père ; un homosexuel repenti. Un savoureux mélange. D’une grosse rebelle, il enfanta. A la recherche d’un homme, un vrai ; entourait de gai. Elle vire le premier ; tout comme maman, elle a un enfant. Pris un légionnaire comme remplaçant. Pensant m’impressionner.
Pendant que ce du dessous, me volés les bouteilles d’Armagnac. Cadeau, que je donnais aux médecins que je visitais. Mon joker qui me permet d’accéder à leur bureau. Ma carotte. Je ne passais qu’une fois par an. Ils ne voulaient pas me louper. Au risque de ne pas recevoir le présent exigé.
Voleurs , sans valeurs.
Je n’avais pas de cave, juste un emplacement à l’air libre. Le bar est ouvert. Je me venge à coups de caprices, de Pagagnini. Une belle variation, aux violons grinçants.
Tous cela ne m’empêchait pas de vivre ma vie, ma sexualité. Au bout de deux ans et demie ; de cris fistique, de beuveries, de bébé qui coure. On a divorcé. Malgré tout, l’agent immobilier, apparemment nouveau dans le métier. Me demande pourquoi je pars de cette appartement si bien scénarisé. J’étais muté.
Dans un autre quartier.
Trop mal insonorisé. Le style baba cool ; vie en communauté. Trop impudique pour un pudique.
Mes voisins savaient beaucoup de moi et moi d’eux sans pour autant être amis.
J’étais pourtant sociable. Un copain, Titi, Etienne ; j’avais colocé avec lui par sympathie. Un jeune homme de bonne famille. Le papa, secrétaire d’une politicienne, une maman enseignante. Il les avait invitait, dans mon appartement chic ; pour les rassurer. Car il connaissait les préférence cannabique de leur fils. Cheval fou encadré par une éducation trop stricte. Certains objets disparurent. Je ne m’en suis pas aperçu tout de suite. C’était l’odeur de ses chaussettes qui m’avait marqué. Partis en séminaire pour un mois. J’avais sous loué une chambre à l’une de ses rencontres de travail, à l’opéra. Un vidéaste tout droit sorti d’un film d’horreur. Laid , édenté, mais avec un grand coeur. C’est pourquoi, j’accepta un inconnu chez moi. De retour deux semaine après, pour une pause. Un week end avant de repartir. Des sous vêtements qui séchait sur mon secrétaire, une trace d’humidité, y avait laissé. Une cuisine au style Bronx et quelqu’un qui avait dormit dans mon lit, dans mes draps. L’odeurs de tabac.
Je vois rouge.
Il est vert.
Visite surprise, d’un endroit qui n’était plus le mien. Il vira lui et son acolyte.
C’étais moi le gros minet désormais.
Je repris un rendez-vous quelques jours plus tard avec Mme Mant. Pas de costume cette fois. Juste moi ; un Jean Basket.
Je passe le barrage boulanger.
- Bonjour Mme Mant
- Bonjour Mr Niai.
Elle observe mon accoutrement. Sourit légèrement. Me voit autrement, sans déguisement.
J’escalade les quatre étages. Elle, fait les vingt quatre heures du Mans. Toute respirante et digne ; jouant à la souffrante, pour mieux s’apitoyer du destin qui ne l’a pas gâté. Un mari alzheimer. Elle arrive enfin.
Deux coup de clefs, la porte du royaume s’ouvre. Il est vide. Encore plus grand. Sacrifiant un samedi à huit heures trente du matin. Horaire imposé par le garde chiourme qui veillait, imposait cette heure matinale, calqué sur les gens qui travail.
Elle me fait l’article.
J’ai acheté et signé deux mois plus tard. Dans la cuisine rénové de orange. Un bail de trois ans renouvelable.
Un mars 2001.