Tout passe, tout lasse, tout casse.
Les fachos me trépassent. Des fans maléfique, l’archétype du sale type, de la garce.
Aménagé en 2001. Mon domicile à vu passer beaucoup de monde et des soirées arrosées au fond musical.
Vivait en paix, en compagnie de mon compagnon. Mon mal aise à grandit ; attaque mon psychisme. Le fait de ne plus travailler n’aide pas. J’ai le temps de réfléchir à l’obsession ; a un corps que
je ne cultive plus. Il est en jachère. Assez d’entretenir ce que je déteste. Mon corps d’antan musclé ne m’avait amené que des amants et pas de mari à aimer. Que des ennuis. Transformé en
assistante sociale.
Arrêt de toute activité physique.
Une grosse partie, plaisante malgré tout ; de ma vie disparaissait. Dix heures par semaine à faire du roller, de la natation, du bodybuilding, du footing.
Plus le goût, moins d’argent.
Pas le temps après l’école ; les devoirs à faire.
J’ai abandonné.
Écoeuré de m’apercevoir qu’au bout de deux mois tout avait disparu. Les traits s’affinèrent.
Le travail ; impossible. Ma psychologie vacille.
Ma parano en forme de casquette, me serre la tête.
Sale tapette.
Des «amis» s’éloignent. Une barrière de sécurité ce forme autour de moi.
Ma lyfe change trop vite.
Joaquim a finit par trouver un travail fixe, dans un bureau de tabac à Kehl ; ville frontalière. Le premier à droite en entrant dans la bourgade. Squatté par les français désargentés. Une vision
raccourci de la France.
Il gagne bien sa vie.
Ca a commencé par un mot dans la boite aux lettres, que je recourbe fréquemment, tellement on ce venge dessus.
Mr Niai, le 29/04/04
Vous n’ignorez pas qu’il est strictement interdit aux locataires de déposer des bicyclettes dans le couloir. Je vous demande de bien vouloir faire le
nécessaire.
Merci !
Meilleures salutations.
Mme Mant
Joa va à vélociped au boulot. Qu’il laisse accroché à la rambarde, au rez de chaussé. Territoire du boulanger. Il n’a pas loupé l’occasion de ce plaindre. Il l’a fait.
Un partout.
On laisse le vélo là ou il est ; comme d’habitude. Ne faisant pas attention au mot, pourtant cordial. Le vélo fut décroché et placé sur le trottoir. Jo eu un mouvement de panique à 13h30, heure
de son départ. Plus de vélo.
Les boulangers rient à l’unisson.
Le trouve dans la rue.
Nous voilà prévenus.
Je sors ; croise le boulanger, qui depuis est devenus enragé. Surendétté. Il a d’abord acheté une petite boulangerie dans la rue. J’étais client régulier et lui faisait même de la publicité. Il
ferme et rachète celle de mon immeuble. Deux crédits. La petite ne trouve pas preneur. Serré à la gorge. Une clientèle qui fuit l’accueil sibérien.
Moi critiquant la propreté.
Nerveux, très nerveux.
Lui demande :
- c’est vous qui vous amusez avec les vélos ?
- içi c’est chez moi. Je paie déjà assez chére comme cela. Le bicycle gêne ; c’est interdit.
Dit-il en serrant les poings.
- ce qui est interdit Monsieur. C’est de louer des parties communes. Le couloir appartient à tout le monde. Je ne dis rien de vos sacs de farine et de vos étagères qui traînent. Alors foutez moi
la paix.
- tu dégage avec ton vélo.
- ce n’est pas le mien.
- dehors, ouste.
Un conflit est ouvert.
Quelque temps après. Un mot scotchés sur la porte d’entrée :
Des individus louchent ont été aperçus dans le couloir fumant du cannabis. Veuillez bien fermer la porte le soir.
Mr Furer ; le boulanger.
Tous le monde sait déjà que je fume à l'occasion. Adressé sûrement à mes amis.
Le vélo à Joa disparût définitivement quelques jours plus tard. C'était signé. Ils mis la ventilation au maximum. Les briques et le bois vrombissent. Un son strident les accompagne.
Le premier déménage. Un couple de garçon en prend possession.
Le pompier manigance avec le Furer. Fait de plus en plus de vacarme en descendant les escaliers ; me fait la gueule. Ricane derrière mon dos. Ils connaissent un élément nouveau, me
concernant.
Je sens le vent tourné. Le souffre des oeufs pourries provenant des poubelles.
L’ambiance change.
Les défauts surgissent ; font surface.
Le salon ce métamorphose en atelier de peintre. La moquette vire au multicolore.
Plus de colocataire. Je récupère la chambre du fond. Du vert. Détail important.
La cuisine est encastrée dans le mur mitoyen, au numéro trois de la rue.
La table de cuisson.Un plan de travail en carrelage. A chaque pose d’un objet, les carreaux tinte fort. Des meubles de rangements anciens qui grincent et qui claquent ; parfois.
Le coin repas est à l’opposé.
Une cuisine vivante.
La petite chambre du haut devient un bureau.
La chambre un endroit de plaisir.
La salle de bain ; la machine à laver tourne à plein régime. La nuit c’est plus économique. Il n’y a pas de voisin en dessous. Si ce n’est moi. Pas dérangeant.
Les pipis dans la nuit noire ; la porte qui cogne le mur. Parce que je vois rien.
La vie.
Je suis seul à la maison à partir du début d’après midi. Je photoshop, peins, bricole. Râle sur chaque bruit. Dans mon monde. Coupé.
Ce n’est pas le bruit en soi qui me dérange. Uniquement le fait de ne pas savoir d’ou il provient.
Ne me demande même pas si je gêne.
Je soupçonne mes nouveaux voisins. Mais dans quelle proportion on entend. Je ne sais pas.
J’ai envie de changé d’air. De déménager ailleurs. On m’a maintes fois parlé de Nantes.
Pas un coup de foudre. On y reste que trois jours.
On s’enfuis sur la côte bleue française. Pornichet - La Baule - Le Croisic. Les marais salants, Guérande. Les fruits de la mer. Un beau soleil d’août. Un hôtel de charme. Des bicyclettes pour ce
déplacer. Un bar nous suffit. Le bon temps dans une poussée de grain. Des endroits ou il me plairait de vivre. Je suis plutôt atlantique que méditerranée. Le bon air des algues nourrient à
l’iode.
Reviens revitalisé.
Moh me trouve en pleine forme. Les photos me le prouvent. Pourtant en arrivant, je découvre ma boite aux lettres défoncée. Des courriers n’arrivent jamais.
Le facteur ce trompe t-il ?
Une lettre ; je l’ouvre machinalement. Lis des mots qui ne me concerne pas. Adressé à Melle Nilaire. Elle travaille en souterrain au troisième.
Remet la lettre dans l’enveloppe.
Descend et toque à la porte.
toc, toc, toc.
J’attends.
TOC,TOC, TOC.
Personne.
Je met le courrier dans un tiroir ; l’oublie.
Je savais juste le nom et le lieu écrit sur la lettre.
L’Italie.
Un mardi soir, seul comme souvent. La musique pénètre chez moi avec force. Je cherche et trouve tres vite.
Du dessous.
Me dit que le volume doit être élevé. Je n’ai jamais rien entendu avant.
Énerve ; le bruit gagne du terrain.
Je mets à mon tour de la musique, de la drum’n bass. Bombe ta basse.
Tourne en rond.
Voulant descendre. Mais non. Je préfère lui faire comprendre.
Sa porte d’entrée claque.
Du coup j’ai des scrupules en me disant que je suis allé peut être trop loin. Un frisson me glace la colonne vertébrale quand je vois par la fenêtre, des regards outrés. Désolé. Pas fait exprès.
Juste une crise d’impulsivité dû au ras le bol.
Cela ne l’a pas empêché de rire tres fort dans la cuisine. Et clac. Cette fois c’est ma porte qui claque. Je sors, elle a réussi.
Un orage éclate.
J’enrage. Troublé par tout ces nouveaux sons qui m’obligent à me comporter différemment.
Je ne me sens plus chez moi.
Mon château magique s’effrite pierre par pierre. Les assaillants gagne du terrain. Les gens demandent de plus en plus de place pour vivre avec tout leur gadgets.
Mes repères tremblent;
Une visite chez la voisine serait de bon ton.
Elle fera le premier pas.
Il suffit de me parler ; de ne pas me mentir ; ni de me prendre pour ce que je ne suis pas.
L’enfer continu. Une nuit, deux heures du matin, un jeudi.
Je me réveille.
Boum ; boum ; Boum ; BOum, BOUM
Je dois rêver, cauchemarder.
Non, c’est bien des basses et du son, des choses qui claquent, des coups. Le tout associé aux vibrations de l’immeuble.
Les apprentis sont déjà au travail.
Joaquim dort ; ronfle.
M’irrite tout seul. En colère. Je fais du bruit et le réveil. Lui dit :
- tu entends ce boucan. Ils sont fous. Ils n’ont même pas prévenus.
Je me lève et tape dans le mur. Derrière le placo vert ; des briques tombent. Joa dans l’élan, envahit par cette hystérie. Ce met à planter des clous.
Je ris et je m’inquiète de la tournure des événements. J’hurle dans la pièce. Demande à Jo d’arrêter avant que ça dégénère.
Ne me rend pas compte que c’est déjà le cas.
La musique continue.
Je suis au bord de l’apoplexie.
Je descends me réfugier dans le salon. Dormir sur la natte tressée. Le bruit me poursuit jusque là. Fuit dans la cuisine. Impossible c’est pire.
Je prend le matelas et l’installe prés des toilettes. Sous le velux. Vue sur les étoiles.
Le seul endroit plus ou moins tranquille ; trouvait dans cent mètres carrés. Un tout petit espace de 2,50 m. La chasse d’eau rythme désormais mes nuitées.
Le lendemain, musique au petit déjeuner, juste pour l’embêter. Pour lui démontrer que moi aussi je peu être con.
De l’autre coté on entends s’agiter.
Ovomaltine, pour la dynamique , dynamite.
Fâché, je m’exprime par mes gestes. Mon corps parle ; mon cerveau bouillonne. Pas un endroit de calme dans un si grand espace . Frustrant.
Le mardi devint un rite.
Je cède et sors.
Je m’échappe, un mois d’octobre à Barcelona pour une exposition collective. Une grande galerie ( en place). La Sala Berna. Payant. Trois cents euros pour quinze jours. Je ramène quatre tableaux,
un ensemble narratif. Différentes techniques sont utilisées. Content d’exposer en Espagne ; à Barça. La Sagrada Familia ; les nigth club. Un email qui arrive directement dans ma boite aux
lettres. Je lis le français imparfait de l’annonce. Un signe qui ne trompe pas. Ma sacro sainte coutume de ne voir que ce que je veux. J’en occulte les défauts. Mes différents appartements en
sont la preuve flagrante.
Je lis :
Le Grupo Artik vous propose une exposition collective internationale pour fêter le vingt troisième anniversaire de la
galerie Sala Berna à Barcelone. Nous sommes présent à Sidney, Miami, Los Angeles. Nous représentons un grand groupe internationale. Bla, bla, bla......vendeur habituel.
Me rends sur le site. Cent cinquante mètres carré ; clean. Je m’inscris. Rendez vous pris pour un mars 2005.
Une pension cher au mauvais rapport qualité prix. La seul raison ; c’est situé sur les Ramblas. La rue des touristes. La plus connue aussi. D’un coté les boutiques branchées et de l’autre les
bars et restos. Une chambre juste pour dormir. Elle donne sur une petite rue passante. Au dernier et sixième étage avec ascenseur. Dés notre arrivé, on a donné le tempo. On recloua les toiles
déchaussées pour le déplacement. Le transporteur aérien a ses limite de taille. Une est trop grande. On a pas eu le choix.
Les voisins de l’immeuble attenant ce venge par un petit boeuf entre potes. Batterie et guitares électrique. Ce devait être l’heure de la sieste. La nuit impossible de fermer l’oeil. Une
discothèque avoisinante hurlait jusqu’à l’aube. Rebelote le lendemain. On déménage à l’autre bout. L’hotelier n’est pas content. Il est tout de même allé vérifier . En escaladant sur le toit plat
voisin. Il acquiesce ; la musique tonne. Nous donne une autre chambre à contre coeur. Sans ouverture sur l’extérieur ; notre punition.
Le chemin vers la galerie est galère. Les tableaux sont lourds.
Heureusement il y a le métro.
La rue difficile à localiser. Une véritable délivrance quand on la trouve. Suant ; je rentre.
Grande en effet.
Accueilli par Mercedes. Moi la rolls rutilante. Le directeur artistique de l’endroit m’accoste. Un vieux rabougris maladif. Il suffoque en parlant et fait sale ; sent déjà la naphtaline. Des
signes.
Le lieu me plaît. J’ai déjà payé de toutes les façons. Je verrais bien. Récupère un flyer qui à le style photocopie ; un fond beigeasse ; mal découpé. D’autres signes.
Cheap.
Peut être une découverte somme toute. En attendant je pars à l’assaut de la ville. Gaudi, la plage, les tapas, le graffiti, les lieux animés. Un bon cocktail barcelonais. Rien de mieux qu’un
voyage quand on déprime. Une bulle d’air ; légère.
Dans quelques heures, je revois avec enchantement. Une ex collègue, une soeur jumelle. Ludivine. Cinq ans ont passé. J’angoisse.
Quelle réaction va-t-elle avoir ? Toujours cette question, un vieux réflexe inculqué par les parents inquiet du «qu’en dira-t-on».
Mais que vont dirent les gens, les voisins.
Toujours garder bonne figure, sauver les apparences ; dans un monde hypocrite.
Ne pas perdre la face, quitte à mentir.
A s’associer avec le diable.
Le stress est monté, en la voyant arrivée sur la plage de Sitges. Elle a vieillit, elle aussi. Je suis rassuré, tous ce passe bien. Même si elle m’avoua plus tard. Qu’elle me trouvait remonté
contre tout le monde, limite agressif.
On se raconte nos vies.
Elle travaille dure ; s’amuse beaucoup. N’a pas vraiment changé. On reprend rendez-vous cinq jours plus tard, pour le vernissage.
Une bonne paëlla et ça repart.
Le jour de la première, je suis tendus. Pas habillé de noir. Mon style street wear habituel. Plus assorti à ma casquette de baseball.
Une heure après le début, on arrive à la Sala Berna. Ma composition trône à l’entrée. Ils sont mal accrochés. A l’intérieur une quarantaine de personnes, une musique jazzy. Rétro. Je découvre les
autres oeuvres ; aucune ligne directrice, au tout venant. Une boite à fric ; encore. Remarque que quatre vingt dix pourcent des personnes présentes, sont des artistes. Quelques français.
Une Mercedes me fonce dessus.
- Vous êtes en retard !
Pourtant on ne vient jamais au commencement. Il n’y a que des piques assiette. Il faut savoir ce faire attendre.
Une dame et une caméra l’on suivit. On me tend un micro. Une interview avec interprète pour une chaîne câblé. Je rougis, le spot puissant me rosi.
J’ai les mains moites.
- A quoi avez-vous pensez en peignant ces tableaux ?
- Je veux raconter l’histoire de notre temps. Le métissage dans le premier. La barrière des mots, ensuite. Suivit de je veux un vélo. Tiré d’une blague. C’est l’histoire d’un petit garçon.
Qui un soir dans sa chambre entend du bruit dans celle de sa soeur. Traverse le couloir. Regarde par le trou de la serrure. L’a voit se caresser, en gémissant : je veux un homme, je veux un
homme,...
Retourne ce coucher en ce disant qu’elle a pété un plomb. Le lendemain soir. Il entend un vrai vacarme. Regarde à nouveau par le trou de serrure.
Qu’est ce qu’il voit. Sa soeur avec....
un homme.
Cour dans sa chambre, se déshabille. se caresse le corps et s’écrie : je veux un vélo, je veux un vélo.
Rires.
C’est également une critique, sur ceux qui ne prie que pour demander quelque chose.
Fast food spirituel.
Le dernier tableau s’intitule « Save Africa». Un visage incrusté dans le continent africain. Des flèches migratoires, vers le nord. Un enfant squelettique, une porteuse d’eau.
Sauvons l’Afrique.
L’actualité imprègne mes inspirations.
Par le regard les interrogations du peintre se révèlent à nous.
Ma timidité n’a pas réussi cette fois à me dominer. Je parle avec mes tripes. J’aime ce que je fais. Ma motivation est plus forte. Tel un bodybuilder, je passe du dure au mou après effort.
Je me demande si la caméra enregistre. Si ce n’est pas du pipeau. Me promène parmi les convives, clairsemés. Tous les trois on a une impression mitigé. La secrétaire me dis de revenir demain onze
heures. Elle m’explique vaguement une raison. Dur je suis en vacance.
J’arrive bien sur en retard, pas intérressé par ce que l’on va me dire. Les trouve pas pro.
Mercedes m’enguirlande cette fois. Il est vrai nous sommes en Espagne, en catalogne surtout. Le modèle alsacien en espagne.
Un café m’est proposé.
Non, merci, mon coeur tape assez fort.
On m’installe dans le bureau du propriétaire. Un monsieur distingué. Même le directeur artistique est lavé, endimanché. J’aurais du me méfier. Deux jolis bonimenteurs.
Comme tous les enfants. Je suis naïf ce qui ne m’empêche pas d’être intelligent. Des parents généreux avec leur fils unique. Aux traits fins. Une séries de photos de vacances, à l’âge de treize
ans en témoignent. Les cheveux mi-long, châtain claires. Lors d’un bal dans les dolomites italien. Un homme m’invite à danser.
Mes parents rient de cette joke.
J’ai accepté ; gêné.
Sans caractère ; je ne savait pas dire non.
Enfant à la santé fragile. Le contraire du voeu paternel.
Tu seras un homme mon fils.
Macho !
Je sais pourquoi je les déteste.
Capricieux, je me prend souvent des gifles dans la vie. Mis au coin à cause de mon sale caractère.
Trop chouchouté, couvé par une mère et une grand mère. Des jupons partout.
Je surfe à nouveau pour en savoir davantage sur Grupo Artik. Internet fourre tout mondial. Tombe sur une page ; une personne ce plaint, dénonce le business. Peintre vache à lait. Marchand sans
scrupules. Il explique comment est calculé la cotisation. En fonction du prix des tableaux. Les expositions promises ne sont jamais faites. Impossible d’avoir des informations de leur part. Les
oeuvres mal stockées. Des canadiens, à qui l’on a renvoyé les tableaux. Certains étaient en pièces détachés.
Je blêmis.
Mon visage hébété se reflète sur l’écran de mon computer.
Les deux pieds dans le piège.
Pourquoi je n’ai pas vu ces pages la première fois. Je n’ai pas du mettre les bon mots dans Google. J’ai cherché Sala Berna, pas Grupo Artik.
La passion rend aveugle
Ma peinture.
Je cherche une solution dans les papiers. Relis le contrat. Rien. Je regarde les entêtes. Les villes ou ils sont présent changent. Ce n’est pas toujours les même.
Les boules.
La réponse était devant mes yeux. Je ne l’avais pas remarqué. Trop fixé sur ma carrière.
Je veux réussir et finir pour une fois un projet de vie. Je me lasse vite des choses. Marlgrés tout l’art plastique me tient à coeur. Pensant en souscrivant à cette emmerde, grillé quelques
étapes. Dans le genre testé pour vous. Je peux vous dire que cela ne fonctionne pas. Il faut laisser venir naturellement les événements. Si c’est bon, le succès est au rendez-vous. Inutile de
forcer le destin. Sinon c’est la loterie ; une chance sur plusieurs millions.
Mon style interpelle. Toujours en questionnements. Des messages ce faufilent. Le monde bouge. Change dans un mauvais sens. J’ai traité les discriminations en tout genre, comme l’homophobie. Un
animal en cage ; un autre qui disparaît. On nous cache tout on nous dit rien, toujours et encore ; le clônage ; des peuplades ; la diversité. Je m’exprime.
J’ai les nerfs.
Encore attrapé. Téléphone à la banque. Pas possible de bloquer un virement. L’argent est parti.
Merde.
Téléphone, demande le propriétaire. Pas disponible, pas à la galerie,... J’insiste, pugnace. Enfin, je le joins.
- Buenas noces senior Arnaquo. Je voudrais annuler le contrat qui nous lie. Finalement j’ai réfléchis. Je ne suis plus intérêssé.
Il a du mal à trouver ses mots.
- pas de problème Philippe-Didier, pas de problémes
- comment ça ! Sur internet, j’ai vu de la trés mauvaise publicité sur vous. Plein de personnes insatisfaites.
Une arnaque.
- il ne faut tout pas croire internete Philippe-Didier ; pas vrai. Pas de problémes, pas de problémes.
- j’ai un contrat avec une durée de rétractation. Je me retire. Rendez moi mon argent.
Il s’étouffe.
- NoN ; pas de problémes, pas de problémes. Je dois partir. Adios.
Je l’ai dans l’os.
M’en veux. Souffre intérieurement de ma betise, de la duperie des gens.
La brunette prend de plus en plus de place dans ma vie. Je le lui interdis.
Je n’entends plus rien. Si ce n’est, parfois cela amplifie. Exaspéré ; j’ai posé les enceintes par terre. Question de lui montrer que je fais attention en les mettant en hauteur. En y repensant,
j’avoue c’est une réaction idiote. Mon exaspération me dicte mal ma conduite. Je n’en suis pas fier.
On ne ce croise plus dans le couloir. Son vélo est autorisé en bas. Une fille de boulanger. Entre collégue, on se soutien. Comme quoi quand on veut, rien ne dérange.
Sauf pour moi.