Un copain, Fred, me parle d’un déménageur économique. Deux personnes ce présentent agrémentés d’une camionnette. Le déménagement ce passe bien. Un voyage suffit. On arrive. Ils voient l’escalier
; la soupe à la grimace grimaçante.
Les gros meubles ne passeront pas. Aie !!! Pourtant aprés réflexion. Je suis sur qu’ils seraient passés. J’ai bien passé une grande armoire de mariage alsacienne ; elle ce divise en deux. Le
boulot est au noir, sûrement pas assuré pour de tels antiquités.
Un coup de fil, dans l’urgence. La commode, le canapé, le secrétaire à cylindre ; valsèrent dans le garage à Claudine. C’est la qu’elle n'a pas assuré. J’ai du tous vendre dans la
précipitation.
Mes déménageurs, veulent peut être plus d’argents. Ils ne m’avaient rien proposé ; juste une passe à cinquante euros chacun.
Les cartons et objets encombrent chaque pièce. La cuisine orange, à la porte de cagibi mauresque rouge orange. Des masques indonésiens ; deux photos repro de Gilbert and George ; life and death ;
un volet en tissus bleu et blanc horizontalement. Une nappe en plastique cache l’affreux carrelage. Des épices et des condiments photographié, assemblé graphiquement. Les fenêtres en rouge
cerise. Un tout harmonieux, ou j’aurais souhaité faire disparaître ce trop plein de bois. En passant une peinture rouge laqué. La proprio fut outré de ma demande, si fière et si fidèle à son
style.
Le couloir en jaune moyen. Petite commode en métal rouge. Un best de chez IKEA. Au dessus de laquelle un tableau, acheté à un peintre à ses heures ; Fabrice Klotz. Un agneau ; deux loups, du sang
; un fonds noir. Qui lui ressemble beaucoup. Deux années et demie d’un bonheur SM chaotique. Lui plus amoureux que moi. D’une jalousie accaparante. Rencontré un soir d’été dans un club en
Allemagne. Le copain d’un ami. Le genre de mec qui ne ce laisse pas marcher sur ses dockers. Skin pédé sans les idées. Un vrai mec ; une vrai taspé. Je me remémore une séance de ciné. «Crash» de
Cronenberg, il bandait. Dans un sursaut de virilité. Il était prêt à frapper les gêneurs causeurs de spectateurs. The natural born killer. Il fallait pas nous chercher. Freiné par ma timidité.
J’étais pourtant bien fait. Le sport est ma drogue. Une enfance spolié, trop choyé., bloqué par l’interdiction de toute activitée physique. Epileptique ; à vélo, j’ai un jour faillit avaler ma
langue. Ce que je ne fais plus depuis. Je m’étouffais. Je survis.
Le syndrome du chat.
Obliger de gober des pilules pendant longtemps ; jusqu’à mon adolescence. En période de formation psychologique. Ca laisse des marques. De voir le regard des copains de table, en colonie de
vacance ; te regardé. Encore trop jeune pour les préjugés ; ça passé. Je me sentais pourtant différent ; déjà.
Coiffeur pour demoiselle ; faiseur de tresses. Que des meilleures amies.
Fabrice ; mon nounours devenu bear. Mangé de la saucisse au pays de la moule-frites. On a fait connaissance à l’âge de vingt et un an. Lui crane rasé, barbiche, le regard méchant. Effraye mes
parents. Adepte de certaines pratiques que je ne connaissais pas ; bizarre aux début. Moi qui me découvrait. Bien plus avançait il été. Pratiquant déjà des jeux pervers à la mesure de son
intelligence.
A cette époque, je passais inaperçu.
Les toilette rouge ; un miroir bleu turquoise ; sa serviette assortie. Des cartes postales aux murs.
Le couloir entrée, dans le salon jaune claire j’accéde. L’armoire a trouvé sa place, au fond à gauche. Dans le coin salon salon.
Banquette en coco tressé ; utilisé normalement pour l’extérieur. Dérriére elle, un paravent indien en bois sculpté. Quatres autres tableaux de Fabrice ; des deformation. J’adore Bacon.
Tapis pakistanais en laine et soi ; de prière. Dessus une table basse trente avec plaque en verre sur le dessus, assez épaisse. TV. Chaîne hifi.
Le coin repas salon à droite. Quatre chaises pseudo dix huitième. Recouvert de peinture laquée ; rouge, orange, rouge cerise et rose foncé. Une table cinquante. Un grand tableau de Jean-Luc. Un
yogi dans son décor de temple ; orange et noir. Un grand tapis pakistanais, vieux rose.
Voilà pour le rez de chaussé.
Le couloir est de la même couleur qu’en bas. Un wc, bleu pétrole ; un spot bleu. Presque une darkroom comme fit remarqué un ami..
La première et petite chambre ; blanche. Faisant tour à tour ; vide, un bureau, une chambre à coucher, un atelier, une chambre à nouveau.
La deuxième et grande pièce verte, ma nouvelle chambre à baisait. Un matelas par terre à la sauvage. Une armoire en bois plus récente, souvenir d’adolescence. La salle de bain aux trio vert -
bleu - mauve. Des chinoiseries . Machine à laver, un meuble de rangement, porte serviettes.
Tout était prêt.
La propriétaire impressionnée, me remet sans sourcilier, un contrat avec le diable. Signé et cosigné de ma main. A peine fait, les commérages lui délie la langue. Au premier étage des faignasses,
au deuxième un couple charmant. J’entre aperçus la vieille choucroute grise de ma voisine allemande. Alors que je déplace des déchets sur le palier. Nous voilà paré pour un nouveau jeu de
société. Ce serait bien de ce présenter. Oh ; ma timidité.
Les travaux ont duré dix jours, de dur labeur. Le résultat est très bobo. Je travaille pour une société de thermalisme. Spa gratuit toute l’année. Le job le plus over de ma vie. Bien payé, sans
trop s’embêter. Un chef adorable, Karim, le franco-égyptien.
C’est l’ami d’un ami qui exerçait cette profession pour un laboratoire hollandais. La pilule il promotionnait ; lui le gay. Paradoxe qu’avait exercé Jean-Luc. Il gagna à être dans les trois
premier «play mec» de l’année dans l’émission de Dechavanne, «C’est encore mieux l’après midi». Ca carrière décolait, parce qu’il avait osé ce montrait en slip, dans les rue enneigés de Paris. Au
son d’une chorégraphie. TF1, l’embaucha pour faire des scènes sexy avec des femmes.
L’hypocrisie des images.
It’s show time.
C’est lui qui me donna l’envie, et Elisabeth, délégué dentaire. De m’intéresse à cet emploi. Bien payé. Socialement ça le faisait. Je m’inscrit dans une école privée peu regardante. Pour huit
mois de formation en mode accéléré Comme dans un fast food, les clients entres et sortes, vite fait bien fait. Par içi la monnaie.
J’étais bon, ça m’intéressé. De savoir comment l’homme est fait. Il ne faut pas souffrir d’hypocondrie. Une enfance médicamenté. Quand on est jeune, on ne pense pas à son corps. Normalement le
physique fonctionne tout seul. On est là pour apprendre. Page vierge, dont les parents inscrivent l’histoire. Que l’on met toute sa vie d’adulte à s’en décharger.
L’être humain n’est qu’un ensemble de tuyauterie ; de chambre à gaz ; ventilation ; flux électrique. Un tous chimique, biologique. Un miracle de la nature, belle mécanique à respecter. Mais un
jour, il y eu un clic. L’homme ce mit à penser. La chasse cueillette ne lui suffisait plus. Il inventa la religion ; véritable piége à non.
Dans la classe on est les cinq mousquetaires , prêt à déconner. Un nouveau cycle étudiant ; petite bouffe, intrigue amoureuse et soirée bière. Une flanche à l’examen. La plus âgée trouve un
boulot rapidement. Elle couche déjà avec son directeur régional. Un autre parcequ’il impose. Moi et une autre chez un prestataire de service, en exclusivité pour un laboratoire français, section
antibiothérapie. Années d’apprenti sage, au contact d’un directeur régional macho et snob. Je suis resté deux ans. Pour arriver chez un Suédois, un Allemand, un Américain et un français pour la
faim. Dix ans de mon existence à parcourir les routes de l’est de la France. Empathissant des personnes par un discours bien rodé qui les faisaient chier ; on laisse faire, des emplois et des
présent sont à la clef. Direction, un séjour en Afrique, avec compagne. Organisé par le délégué-GO, tous frais payé. La loi à finit par y mettre son nez. Ca puait. Les offrandes ce réduisaient,
les réseaux ce multipliaient, les primes baissaient. Il est tant de quitter le navire. Les fusions, aux doubles ou triples secteurs commerciaux. Ca licencié sec. Je pris l’eau. Je profite du
dernier employeur pour réféchir à mon orientation, qui trouve l’astuce économique pour me virer.
Un changement s’imposait.
Influé par mon environnement. Je cherche un emploi en fonction de mes amitiés. La VM en est un exemple concret. Par Elisabeth et Jean-Marc, je l’ai approché et exercé. Ma meilleure amie,
Nathalie, est graphiste. C’est que je serais aussi.
Deux année en une est mon programme a l’ecole privée WJC. Tenue par une directrice à la formation commerciale, non regardante sur l’origine de l’argent. Rien à voir avec l’artistique, que du
commerce.
Vie cyclique, un air de déjà vue. Une boite à fric. Le logo représente les initiale de son créateur qui arriva un jour. Ces chaussures étaient propre, la directrice avait bien léché. L’on devait
lui baisait ces pieds westonné. Je me suis barré fumé une cigarette..
Le pire fut quand on me mis une serpiére dans la main, un jour de portes ouvertes ; frotte. Ma pause ce prolongeait volontairement. Je refusais de payer et de nettoyer. C’est la seul fois ou les
chiottes fonctionnait, le jour des portes ouvertes. Les intervenant venaient et s’impliquaient pour un salaire de bananier. J’y allais de moins en moins. Préférant l’école buissoniére d’un temps
étudiant.
J’apprends l’informatique, qui n’est pas mon truc. Mon voisin d’école s’en aperçu dés la premiére seconde, alors que je cherchais l’interrupteur pour allumé la bête. Il crut à un gag. J’ai
l’habitude d’apprendre sur le tas. L’ordinateur, comme la voiture, je sais l’utiliser sans savoir comment ils fonctionnent. Simple consommateur. Tellement habitué à utliser des objets complexes
au quotidien. La magie mécanique, sorcellerie humaine. Envouté par la publicitée du besoin. Acheté pour admirer, s’affirmer. Le génie en service recommandé pour le confort de l’humanité, pour le
business. Sans ce soucier de ce qui l’environné. Le corps humain était plus simple à apprendre. Je ne connaissais absolument rien, ou peu de ce métier. Si ce n’est que Nathalie me parlais de
crobard, de dessins, de choses créatives. Ca me plaisait de gagner de l’argent en dessinant. La réalité est toute autre. Les logiciels ont remplacé la main, avait tout envahi. Gilbert and Geoges
compris. En art plastique je ne suis pas doué, en informatique non plus. C’est mal barré. Illustrator et photoschop, ça le faisait. Jusqu’au jour ou il fallait reproduire une boîte d’aspirine en
2D, mal à la tête. J’ai abandonné. Les textes au kilomètre me fatiguait.
Moins malléable que mes copains de classe, du même âge que mes professeurs. Ca clashait. Ne comprenant rien à ce que je fabriquais. Faisant parti des derniers.
Dernière rangée, section radiateur.
Ma vie changeait ; moi qui faisait toujours parti du peloton de tête. Jamais premier. Trop de pression et de regards affûtés. Toujours dans la moyenne.
L’ambiance de la classe est excellente, joviale et studieuse. Quinze ans de différence. Le chouchou de la bande et son rebel, j’étais. Fidéle à mon esprit de contradiction.
Plus on me presse, plus je glisse entre les doigts de ceux qui veulent m’emprisonner dans un systéme. Que je trouve injuste ; pas de place pour un pédé un peu trop carré. Education à
l’alsacienne ; de l’allemand français. Droit, propret ; fier de son terroir. En colo, je me rappelle cette réflexion :
- tu parle bien pour un boche ! C’est moche.
Toujours entrain de râler français. Une vie de jeune à appliquer ce qu’on le lui a appris. Une vision personnelle du monde ; qui a changé depuis. Je le compris à mes dépends. Certaines vues de
l’esprit, normalités c’étaient envolés. Je suis aussi le pitre de la classe. Un humour, des boutades ; bien intégrés. Un vrai bain de jouvence, une seconde jeunesse. Je préfère côtoyer les
jeunes. Forces vives du futur. Eux des créatifs, réinventais la vie. Je me sens encore frais pour mon âge avancé. Pour ces jeunots, j’étais sûrement déjà pré-ménopausé ! Un vieux beau rigolo.
Le bon temps.
Mes angoisses grandissent. Des images me hantent, le stress augmente.
La vie sociale très active d’un jeune trentenaire.
Une rencontre, un soir. Un copain-ami ; m’a incité à venir dans une discothèque à Offenbourg remplit de garçons. Le genre d’endroit que je déteste, trop gay. L’ambiance me déplait. Ca sent trop
le cul et le cul-cul. Je suis pourtant venus au Tabou ; une cave voûtée comme les consommateurs dans le noir. Un peu soûl. Un sourire apparut. Une chose brune me sourit. Je me concentre, régle ma
vue. Un petit brun d’origine méditerranée. Lui toute aussi bourré. Un bouche à bouche commençait, par le lit terminait. Un bol d’air dans ma vie de célibataire. Il s’appelle Joaquim, appellation
atlantique ; portugay. L’homme de ma vie aux yeux de chats. Moi qui adore les chiens ; les chiennes. On communique ; nique en germanique. Etonné que je sois français ; allemand parfait. C’est
l’avantage du continent alsacien. Un peu des deux, une fois teuton et d’autres fois latin.
Le hasard fait qu’il me plaît ; les ressemblances s’accumulent. Il fait, comme moi, une reconversion professionnelle... en infographie. A Mannheim, à cent dix kilomètres d’içi. Né la même
année aussi ; un quinze décembre. De quatre mois son aîné. Pas un visage efféminé, une vraie gueule, pas minet. J’avais prié, non croyant dans le désepoir deux jours auparavant pour trouver
chaussure à mon pied.
Un voeux pieux exaucé.
Au départ un week end sur deux chez lui prés d’une route fréquentée ; à coté le bébé criait, les trains passaient. Un deux piéces spartiate au deuxiéme et dernier étage. Je refais la déco.
J’aurais toujours voulut être décorateur d’intérieur, domaine dans lequel j’excellais. S’il n’y avait pas eu une rencontre qui chamboula mon existence. Je le serais peut être à New York. Il
faisait chaud, c’était l’été, un mois d’août. Jean-Luc et moi, on habitait chez l’un de ses ex dans un beau building des années trente dans Chelsea. 18éme avenue, 38éme rue. Avec gardien à
l’entrée, qu’il fallait saluer à chaque passage. Mon anglais, plus mon manque d’assurance. Véxé, il croyait que je le snobais. Deux nuitées d’hotel avaient précedé le séjour chez Georges. En
bordure de Brodway et d’Harlem, pas trés loin de Central Park. A l’eau du robinet au gout de terre et de dentifrice. Avec vue sur des immeuble «bas», pour la ville qui ne dort jamais. En effet.
Centre riche, ou les quartiers à la mode bougeaient. Le maire fit fermer, sex shop et ciné. Manhattan s’agrandissait. J’en pris plein les mirettes et le reste aussi. Faisant la tournée du bon
touriste ; bar à gogos, discothéque, musées.
Sur le balcon, accompagnait de Georges et de son ex. On a fumé un joint de pote jamaicain. Juste à coté ; YMCA. Nous étions les people du village. L’enseigne illuminait.
Confus, je pénêtrais dans une boite de nuit complétement déjanté. Habillé classique, pas préparé à la sortie. J’avais gardé mes habits de la journée. En technoide ne m’étais pas changé. Tee shirt
flaschi. La mode en WLT.
Une salle en losange noir et blanc, effet de perspective, année quatre vingt, electro. Sur la scéne, une invitation au Rocky horror pictures show ; un travesti trash en bas resille ; rocki.
Techno house, un peu plus loin. Une clientéle d’after débridée. Vibes psychédélique au Jackie sixtie. Le pied. Au Twilo, dans le quartier des docks. Endroit isolé et malfamé. Par un portique
d’aéroport on y accédait. Atterrissage sur une dance music molle. Deux, trois rythmes ce battés. J’avais mal aux pieds, lassé. On pris le taxi. On a embarqué deux blacks complétement folle
hystérique. On a beaucoup rit. Direction le King. Fermé. Il est cinq heure du matin, la grosse pomme passe à autre chose. Le «work». L’argent. Champagne rosé, beluga et blinis ; au gouter. Very
much fun. Merci, Eric mon black fantastique. C’est sur je reviendrais dans cette jungle humaine.La pomme je l’ai croquée, elle ne m’a pas avalée.
Dans la cuisine à Joaquim remasterisé par mes soins. Il n’a pas beaucoup de meubles. Il bouge beaucoup, que du pratique. Mannheim ressemble au trois quart des villes allemandes rasées pendant la
guerre. L’architecture moderne concurrence avec des mini centre historique. Cela correspond à une seul place au style «Jugenstill». La ville est surtout ouvriere. C’est BASF qui emploi.
Joa sortais encore à cette époque. Il y a quelques bars et boites interessantes. On va souvent diner. Je fais pendant un an la navette. Il m’amena un jour au Portugal pour trois semaines.
Chouette, je ne connaissais pas.
Je suis déjà bien stréssé, angoissé, mes démons me hantent.
Mon appartement, enfin il est pret à recevoir mes amis multiples et variés. Je fréquente assidument Nathalie et Silvio, couple arithmétique. Le corps et l’esprit les réunit. Extréme gauche, au
look baba bobo déluré. Dans Amsterdam sont ancrés. A roller, on roulait. Strasbourg ; des strass dans un bourg. Avait copié le modéle allemand. Un centre ville piétion et des pistes cyclables au
complet. On allé loin, vite rendu par huit roues. On visité tout, découvre et redécouvre les différentes mailles du patch work. Ce qui me plait dans la vie, c’est sa diversité. Ce qui plait dans
une ville. C’est que le monde entier s’y retrouve, l’enrichisse. C’est pourquoi en 2OO3-04. J’ai crée une installation de dix tableaux graphique ; «La Ville», avec mes amis préférés. Chacun à son
monde, son quartier, sa vie. Ils font partis d’un groupe, mais ont tous leur personnalitée propre. De part leurs origines, leurs religion, leurs façon de penser.