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A la gare routière en attendant notre car. On se restaure dans une gargotte, la plus crade de notre séjour. J'avale sans penser à ce que je mange. Un gout bizarre. En montant dans le bus, on demande au chauffeur s'il s'arrête bien à Pechburi. On ne veut pas rentrer de suite à la capitale ; circule de jour. Au bout de vingt minutes une personne cravaté monte à bord. Il inspecte, monte à notre étage, nous crie dessus
- no foot, no foot ; ou alors
- no food, no food !
Avec son accent on a du mal à comprendre. En tous les cas, il s'adresse à nous. Sont ce nos pieds bien en avant, le point sale de notre personne qui dérangent ou notre nourriture ?
- tu sais très bien qu'il ne faut pas montrer ses pieds
- mais c'est idiot, nous ne sommes pas dans un temple. Qu'est ce qu'il nous veut celui la ?
On retire nos jambes, les cachent sous la couverture. Ça commence bien.
Au bout de six heures le car s'arrête en bordure d'une ville. Jo descend chez le chauffeur lui demandé si on est à Pechaburi. Ils n'arrivent pas à correspondre. Reste assis. Loupe la sortie. Il n'y a plus d'arrêt jusqu'à destination. Tant pis. Il pleut de tout façon, je n'avais pas envie d'aventures.
On se retrouve avec Tack et Adrien, qui sont content de nous revoir, eux au moins. Les chiens nous font la fête. Bienvenu à la maison. On remercie Dio pour l'hôtel. Des amis doivent arriver le soir, on part les chercher à l'aéroport. Je fais la connaissance de Bin le vietnamien et d'Eva la métisse portuguo-marocaine. Jeune et charmant, ça change.
Ils déposent leurs affaires. Tack se demande ou dîner.
- on peut aller au Waterside, commencer on nous avons débuter ; le resto est beau et bon.
Ils sont ravis, comme nous l'avions été deux semaines plus tôt. Je me rends compte à leur contact, que nous avons déjà bien assimilé notre environnement, pris des habitudes. On leur explique les différentes combines. Tack en sourit.
On retourne à notre véhicule, parcourt trois cents mètres. Un bruit de pneu ce fait entendre. On ce gare sur le bas côté. Un pneu à plat. Flute, pas de chance. Tack hèle un taxi, le chauffeur essaie de changer la roue ; pas la bonne. Il nous dit qu'au alentour il y a une station service. Peut être que eux pourront nous aider. Pas chance, on l'a laisse garer ; prend le taxi pour aller à Kosan ; là ou l'on a dégusté des insectes au goût de chips fumé. Je n'ai pas adoré les sauterelles, trop plastique. Le pneu crevé me hante toute la soirée. Et si ?
Au matin en fumant ma cigarette sur la terrasse. Je me mets à leur parler :
- bande facho, de taré. Vous êtes comptant de votre connerie. Vous vous prenez pour qui espèce de fasciste.
Le lendemain tel une réponse, les essuie glace de tous les véhicule garé dans la rue ; sont levés. I
ls sont bien là, à l'écoute. On part déjeuner au centre commercial Siam Paragon. Pendant que l'on mange. J'aperçois un A assis en face. Il me regarde en souriant niaisement ; disparaît tel un esprit frappeur. C'est bon j'ai compris. Allez vous faire voir.
Je comprends principalement que ce sont, non pas les A et les T, mais tout les M qui me poursuivent. Si fière de leur actes moyenâgeux. Des fanatiques.
Confirmation faite le soir de l'inauguration de la nouvelle Lambourghini pour qui travaille mes amis. On attend devant la porte de la boutique, nous n'avons pas d'invitation. Quand on voit monté avec les Escalators, trois hommes au style B et au regard de feu. Ils se dirigent directement vers le magazin. Entre sans carton, l'hôtesse veut les bloquer. Mais leurs regards méchant l'a tétanise.
- ils sont vraiment partout ceux là ! Me dit Adrien.
- de qui tu parles ?
- des T qui viennent d'entrer. Il y a un drapeau sur leur short
- ils sont particulièrement là, ou moi je suis, tu veux dire.

On dîne dans le quartier japonais. Tack m'apprend le pneu a été crevé par un clou. Du déjà vue.
On réssaye une troisième fois d'accéder au palais royale. On a emporté cette fois un pantalon pour cacher nos chevilles, obligatoire avant d'entrer. On s'adresse à une personne cravaté à côté d'un garde.
- ou est l'entrée s'il vous plaît ?
- désolé c'est fermé aujourd'hui !
Un chauffeur de tuck-tuck arrive appelé par cette personne. Il nous propose un circuit. Joaquim s'énerve.
- il ce fout de moi, ou quoi ! Venez on cherche l'entrée.
On la trouve. C'est ouvert. On comprend que la personne était un rabatteur placé près d'un garde, cela donne plus de crédibilité.
Une fois à l'intérieur on ne sais plus ou donné de la tête, tellement c'est beau. Le moindre recoin est sculpté, paraît de dorure et de dessins. Le domaine est immense. On arrête plus de photographier. Dans la foulée on décide de se faire le Wat Poh, le plus vieux temple du pays. Les autres veulent se faire masser dans ce qui est l'école la plus réputée. J'hésite ; je n'aime pas que l'on me touche. Joaquim fait la gueule. Il a envie d'y aller. Je cède.
Moi qui m'attendais à un massage relaxant. C'est en faite une séance de kiné, ou l'on nous tord dans tout les sens ; masse avec les coudes. Une expérience à vivre. On ce sent tous les quatre requinqués.
Il ne nous reste plus que deux jours que l'on tue en traînant à la maison, au son des tronçonneuses.
Le vol de retour ce passe bien. Je regarde film sur film pour passer le temps. Je file au toilette, déambule près du personnel de bord. Un steward à ma vue dit aux hôtesses :
- his him ! ( c'est lui).
Quelque chose claque sur la paroi des toilettes ; boum. Qu'est ce que c'est ? En sortant, je remarque une tablette fixé au mur des wc. Je comprends. Pendant l'escale, on doit entrer dans la salle d'attente par un checkpoint. Ce qu'il n'y avait pas à l'aller. Le contrôleur chipote sur le passeport non biométrique de Jo. Il lui explique qu'il est vieux, mais encore valable. Viens mon tour. Il me regarde en souriant en coin, scrute la photo de mon laissé passer.
- his me sir ! ( c'est moi monsieur)
Lui fait un sourire niais. Il hésite, me rend mon document. Me souhaite une bonne journée.
A l'arrivée, je suis pressé de voir si mes bagages sont arrivés. Je m'inquiète. En récupérant ma valise :*
- les salauds. Ils ont à nouveau arracher mon étiquette.
Que j'avais pourtant exprès pris en carton épais pour que cela n'arrive pas. Il n'y a qu'une raison ; ils l'ont arraché. Ce n'est pas possible autrement. Psychopathe.
Me voilà entrer chez moi. J'ai désormais une certitude que cette histoire prend des proportions inimaginable et que certains pays me sont interdit. Invité par l'ambassadeur de Thaïlande au Pakistan. Je n'irais pas c'est évident.
La routine me revient avec force. Les cons savent que je suis rentré ; s'acharnent bêtement.
Un week-end au Portugal me le confirme. Des klaxons qui tonnent à chaque coucher. D'autres quand je suis sur la terrasse de Stéphane à Marseille pour le nouvel an. Ils ne lâchent rien.
Ce qui me rend fou, la haine. C'est tous le mal qu'ils m'ont fait à moi et à mes proches comme mes parents, Yola, Joaquim. A Marcel, alors que je discute avec lui, un J arrive en trombe au volant de sa Fiesta rouge ; klaxonne deux fois. Karim, le collègue à mon oncle, sourit. Il sait. Deux jours après j'apprends, qu'ils ont jeté de la peinture indélébile sur le capot de sa fourgonnette. Lamentable. Psychopathe.
Des pervers narcissique.
  • L'expression pervers narcissique est utilisée en psychopathologie pour désigner les individus présentant une personnalité marquée à la fois par un narcissisme exacerbé et des traits de perversion morale. L'individu atteint de perversion narcissique, à travers ses conduites et les modalités relationnelles particulières qu'il va mettre en place avec les autres, cherche à devenir le "maître" de la relation et à assujettir l'autre, ce qui a de graves conséquences pour ses victimes.
  • Cette expression fait appel à deux concepts psychanalytiques :
  • *    Le narcissisme, qui est l'amour de soi, est une composante normale de la personnalité. Cependant dans certains cas, le sujet peut se fixer affectivement sur lui-même : on parle alors de trouble de la personnalité narcissique. Le besoin d'être admiré est alors constant, associé à un manque d'empathie.
  • *    La perversion morale qui correspond à un type de personnalité particulier tendant vers la satisfaction de ses désirs et de ses besoins aux dépends des autres, qui vont être manipulés et dont les besoins sont niés.
Ce trouble psychiatrique tient à la fois du narcissisme et de la psychopathie. Le profil type comporte notamment les rubriques : egocentrisme, haine et agressivité, mensonge, extraversion, orgueil et combativité, sadisme, paranoïa, mesquinerie et narcissisme criminel. On notera toutefois que cette catégorie de trouble (de folie, en langage commun) et ses conséquences pour l'entourage ont jusqu'ici été surtout examinées dans la sphère privée et, sous le nom de harcèlement moral.
Il faut savoir aussi que certaines des caractéristiques du pervers décrit ci-après, si elles apparaissent isolément chez une personne, ou bien sous une forme atténuée, sont juste des traits de caractère : égoïste, orgueilleux, mesquin, etc., qui n'en font pas pour autant un malade mental. Pas de panique, brave lecteur, tu n'es pas pervers ! C'est l'accumulation et l'exacerbation de ces traits qui constitue le trouble psychiatrique et peut conduire à l'internement.

Absence de scrupules
Le pervers narcissique est souvent un individu relativement intelligent et bon psychologue. Dépourvu de valeurs morales, il n'a ni états d'âme, ni remords ou problèmes de conscience. Ce manque absolu de scrupule déroute d'abord ses victimes - c'est à dire les personnes qu'il manipule - tant elles ont du mal à y croire.
  • En fait, il a un total mépris pour toute loi ou contrainte morale. Sa morale est, le plus souvent, celle de la loi du plus fort et/ou du plus rusé, du plus retord. Il y a le plus souvent, dans son comportement, la banalisation du mal et une certaine " relativisation " de la morale, dans le cadre d’un nihilisme opérationnel, qui peut même être militant. Il n’a de respect que pour les gens plus forts que lui, ayant plus de pouvoir et de richesse, ou plus combatifs que lui. Faire preuve d’humanité, de sensibilité est souvent vu par lui comme l’expression d’une forme de naïveté ou de sensiblerie qui n’a pas lieu d’être. Seuls les résultats comptent : " la fin justifie les moyens "
  • Le pervers narcissique n'éprouve aucun respect pour les autres, qu'il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d'autorité, ou servant ses intérêts. Il fait des promesses qu’il ne tiendra pas, sachant que " les promesses n’engagent que ceux qui y croient ". Pris sur le fait, il est capable de nier avec un aplomb hors du commun.

Egoïsme forcené

  • Charité bien ordonnée commence toujours par soi-même. Son unique but et objectif est d’obtenir un bénéfice pour sa propre personne. Il essaye de profiter à chaque instant de toute opportunité, de toutes les situations, de toutes les personnes rencontrées - celles-ci étant autant que possible systématiquement instrumentalisées - pour en tirer avantage. Sa philosophie est toujours utilitariste. Et il sait ménager ceux dont il a besoin, son conjoint, une relation de travail…
  • Le pervers narcissique n'est courageux que quand il est sûr de gagner et que cela va dans le sens du renforcement gratifiant de son image narcissique. Sinon, il fait preuve d’une extrême prudence et s’abstient de faire preuve de courage. Lors du naufrage du Titanic, il sera le premier à monter dans les canots de sauvetage, sous les prétextes les plus fallacieux, avant femmes et enfants... La notion d’honneur ou d’élégance morale lui est inaccessible.
  • Comme pour tous les narcissiques, tout lui est dû. Il n'admet aucune mise en cause et aucun reproche. Sa loi est celle de ses désirs immédiats, dans l'instant. Tout doit lui céder systématiquement. C’est comme s’il était demeuré, à l’âge adulte, un enfant gâté- "un enfant qui n'atteindra jamais l'âge adulte". Par exemple, un petit bobo chez lui prend de graves proportions, comme si c’était une maladie importante, devant alors inspirer la compassion de l’entourage.

Exemple de son mode de pensée : " Je suis génial, je suis fort, je suis au dessus des autres, dans le haut du panier "... - "le seul qui", "le premier à, "l'unique capable de", "le meilleur pour"

Absence de compassion
  • Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune humanité, aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculeurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui.
Quand il arrive un problème à autrui, ainsi l'attentat contre le World Trade Center, il a de la peine pour lui-même, pas pour autrui.
"Il n'est vraiment totalement humain que quand il s'agit de lui-même"
  • Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, les pervers narcissiques simuleront le fait d’être totalement remplis, en apparence, de bons sentiments humains et d’une sincère empathie pour autrui.
  • Les pervers peuvent se passionner pour une personne, une activité ou une idée, mais ces flambées restent très superficielles. Ils sont en fait souvent vides d’intérêts, sauf pour leur intérêt immédiat. Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil (pour les autres). Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche... Quand un pervers reçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune inflexible, implacable, à laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de raisonnement. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son dessein de vengeance.
"La critique équivaut pour lui à une déclaration de guerre qui ne peut se terminer que par la reddition, l'achat ou la mort de l'adversaire".

Haine et agressivité
  • Le pervers narcissique a souvent besoin de haïr pour exister. C'est une des raisons pour lesquelles il n’est jamais satisfait par quoi que ce soit (les autres, les objets …). La haine peut être chez lui un moteur très puissant de son action et de son comportement. Étant incapable d'aimer, il essaie de détruire, par cynisme, la simplicité de toute relation naturelle et saine.
  • Prisonnier de son propre personnage et de l’image, le plus souvent factice, qu’il présente à la société, le pervers narcissique tente alors de détruire la liberté d’autrui et de lui imposer des contraintes décidées par lui. Il y a, chez lui, une mentalité agressive d’envie, de convoitise, d'irritation haineuse à la vue du bonheur, des avantages d'autrui.
  • Pour s'accepter et s’affirmer, le pervers narcissique doit triompher de quelqu'un d'autre, le détruire, jouissant alors de sa souffrance. Cette perception, de ce qu’il croit ne pas posséder, est subjective, elle peut même être délirante. Ce sentiment d'infériorité vis-à-vis de la personne enviée et haïe le pousse à chercher à posséder ce qui est convoité. Pour combler l'écart qui le sépare de l'objet de sa convoitise, il lui suffit alors de l'humilier, de l'avilir.
  • Pour lui, rien ne va jamais. Il impose aux autres sa vision péjorative ou négative du monde et son insatisfaction chronique concernant la vie. Personne n’a vraiment grâce à ses yeux. Agresser les autres est le moyen d'éviter la douleur, la peine, la dépression.
  • Les pervers narcissiques aiment attendre dans l’ombre, masqués. Certains calculent leur coup ou leur vengeance très longtemps à l’avance, parfois sur plusieurs années (pour eux la vengeance est un plat qui se mange froid et ils aiment à s’en délecter). C’est la raison pour laquelle ils peuvent être redoutables et imprévisibles. Et d’ailleurs, ils sont le plus souvent imprévisibles.

Mensonge
  • Le pervers narcissique est toujours, intérieurement, dans la peau d’un autre. Il n'est jamais sincère, toujours menteur. Il peut aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb, d’une façon jusqu’au-boutiste (comme un " arracheur de dent "). Le plus souvent, il effectue de sensibles falsifications de la vérité, qu'on ne peut pas vraiment qualifier de constructions délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise - ce qui est, pour les autres, très déstabilisant - fait partie de son jeu.
  • Derrière cette pratique jusqu’au-boutiste du mensonge, qui paraît parfois suicidaire, se cache, le plus souvent, une attitude de défi à l’ordre social, une façon de montrer qu’il est toujours le plus fort et qu’il contrôle toujours la situation - ou les statistiques de crimes et délits... Même quand il le faudrait, il ne reconnaîtra jamais rien, ni ses mensonges, ni ses torts, même dans les moments cruciaux, lors d’un interrogatoire policier, voire d'un procès d’assises.
  • Par contre il pourra reconnaître éventuellement un mensonge mineur s’il n'a pas grand chose à y perdre. Mais même l’aveu de ce petit mensonge sera toujours difficile à obtenir de sa part.

Mythomanie

  • Le pervers narcissique a souvent une composante mythomane. Elle est liée à sa propension au mensonge - une composante opérationnelle, consciente, pour parvenir plus facilement à ses fins - et à un besoin de se voir mieux qu’il n'est dans la réalité. Il aime se mentir à lui-même, sur lui-même. Le déni (de ses défauts, de l'autre) lui permet de " s'aimer " (et de s’aimer toujours plus).
  • Comme tout mythomane, il ment souvent parce qu'il craint la réaction négative de l’entourage (de dévalorisation, par exemple) qu'entraînerait l'aveu de la réalité et de son mensonge. Sa mythomanie a tendance alors à s’auto-entretenir, sans fin, voire à se renforcer au cours du temps. Il se ment à lui-même, sur sa vraie valeur, sur ce qu’il est réellement. Il sait partiellement qu’il se ment à lui-même, mais en même temps il minimise son propre mensonge sur lui-même. A certains moments, il finit par croire à son mensonge, à d’autres, il a conscience de son mensonge. C’est toute l’ambivalence de la pathologie mythomane.
  • Le pervers narcissique est un " comédien né ". Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde nature. Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse renouvelé.
  • Le pervers narcissique est en général apprécié au premier abord car il paraît extraverti, sympathique et séduisant. Assez fin psychologue, il a souvent un talent pour retourner l’opinion en sa faveur et emporter l’adhésion à ses idées, même les plus contestables.

Orgueil et combativité

  • Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité.
  • Souvent immensément orgueilleux, voire mégalomane, le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus retords, pour ne jamais perdre. Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin.
  • A la longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie, elle la renforce en retour, et l'amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre frustration ou contradiction.
  • Le pervers narcissique adore se valoriser, paraître plus qu’il n’est réellement. Toute atteinte à la haute image qu’il a de lui même le rend très méchant, agressif. Tous ses efforts viseront alors à rétablir cette image flatteuse qu’il a de lui-même, et ce par tous les moyens, y compris par la destruction du perturbateur, celui qui a commis le crime de lèse-majesté.
  • Il a une très haute opinion de lui-même. Les autres sont pour lui quantités négligeables - ce sont des larbins, des domestiques, des " peanuts "... Il déteste qu’on lui fasse de l’ombre, qu’on se mette en avant, qu’on prenne de l’ascendant sur lui, qu’on lui résiste, qu’on lui dise non. Il a besoin sans cesse de rabaisser autrui, par une petite pique de-ci de-là (un tel n’a pas de personnalité, un tel est égoïste, un tel est ingrat, un tel est pingre…).

Sadisme

  • Un plaisir pervers s'éprouve dans la vision de la souffrance de l’autre. Le pervers ressent une jouissance extrême, vitale, à voir l'autre souffrir, à le maintenir dans le doute, à l'asservir et à l'humilier. Étant incapable de relation véritable, il ne peut en établir que dans un registre pervers de malignité destructrice. Les êtres humains ne sont plus pour lui des êtres humains, mais des objets de jeu et de plaisir. Il aime chosifier l'autre, et faire en sorte que sa victime ne puisse jamais s’en sortir, ne serait-ce que pour l'empêcher de témoigner contre lui.

Paranoïa

  • A la personnalité perverse et narcissique peut parfois se superposer une composante paranoïaque. A force de duper les gens, le pervers se doit d’être de plus en plus secret et d’être de plus en plus sur ses gardes. Il se confie de moins en moins. A un moment clé, il peut se révéler d’une hyper-susceptibilité maladive. Sa paranoïa lui fournit alors un regain d’énergie combattive.
Sa susceptibilité maladive, tout son entourage peut en témoigner. Mais je reviendrai plus loin sur la tendance à la paranoïa parce que c'est là aussi un trouble grave.

Mesquinerie
On est parfois surpris de découvrir, derrière son apparence généreuse, brillante ou intelligente, un esprit mesquin, terriblement jaloux, rancunier, vengeur, d'une indéniable petitesse morale. Ses buts " nobles " et " généreux " se révèlent alors nettement moins nobles qu’il y paraissait au premier abord.

Voilà le profil psychologique de mes assaillants. M'écraser, me montrer leur "supériorité". Elle n'est que dans le nombre, parce que eux ceux regroupent par faiblesse. Ne supporte pas que je leur tienne tête. Je me suis épuisé à les combattre. Ils ont gagné quelques batailles. Je ne peins plus. J'ai une nouvelle passion, l'écriture. Je m'adapte et  je les emmerde moi le sous homme, le sous chien.
Je pensais que le mépris efface l'injure plus vite que la vengeance ( Thomas FULLER ). Pas avec eux.
Ils ne m'auront pas, je ne craquerais pas comme je l'ai déjà fait. Parce que je ne savais pas ce qu'il ce passe. L'homme à toujours peur de l'inconnu. Mon ennemi est connu, leur façon de faire aussi. Je n'ai plus peur ; j'en rie de tant de bêtise.
Continue de vivre envers et contre tous.

On reconnaît sa valeur à celle de ses ennemis. Ils sont nombreux, je suis seul. Ils sont créatifs, têtus, courageux mais pas téméraire ; comme moi. Je suis donc quelqu'un de valeureux. La seul différence ; ils sont cons et facho, ce qui n'est pas mon cas.
J'aimerais mettre le mot de fin, à mon incroyable histoire vraie. Mais je sais que ce n'est pas possible, c'est pourquoi je m'arrête là dans mon récit. Ce que je trouve fou. C'est que dans notre société contemporaine, au vingt et unième siècle ,nous en sommes toujours à ce point. Que la technologie permet à chacun d'assouvir ses plus sombres desseins. Que l'être soit disant humain et toujours un animal sauvage assoiffé de puissance et de sang. Seulement maintenant avec les lois ; il est plus aisé d'harceler, que d'agresser.
Quand je raconte mon histoire. Tous me répondent de la même manière :
- pourquoi tu ne leur à pas parlé ?
Je l'ai fait. La misérable n'a pas jouer franc jeu dès le départ. La Nilaire, je l'ai invité un soir pour dîner afin de mettre les chose à plat. Manque de chance Silvio s'est pointé. Je n'ai pas eu le temps de lui poser les bonnes questions. Hypocrite, c'est certain. Prunelli le concierge homophobe, qui faisait ses rapports à la propriétaire. Les voisins d'à côté, que je n'entendais jamais dans mon salon. S'ils avaient à ce plaindre. Qu'ils viennent me parler. Personne n'ai jamais venus. On m'a pourtant mis à la porte de chez moi. Ou j'avais vécu sans problème majeur. Jusqu'à l'arrivée de ces idiotes qui ce sont prisent pour les drôle de dame . Un drame. Sans préavis, ni mot d'excuse. Une histoire sans parole ; des légitimes hors la loi.
Tout ce petit monde qui s'acoquinent avec les restaurateurs et les commerçants, qui se rallient avec leur clientèle, qui s'allie avec des amis ou de la famille. Ça va loin, très loin, trop loin. L'instinct Grégaire à fait le reste. Une association de malfaiteurs en bande organisé ; une incitation à la haine. Les commerçants ne devraient pas s'en sortir aussi facilement. Il faudrait boycotté ce quartier.
Dans mon récit j'aurais pu ajouter une foultitude de détails. Décrire mes gestes et les stimulis qui les acompagnent. Cet écris n'est que le sommet émergé de l'iceberg, un concentré d'histoire. Il reste trois quart de bagatelle. Une fois amoncelait. Cela fait un joli tas ; qui pèse sur mes petites épaules. Mais, je pense que dans le fond ; cher lecteurs, vous avez compris le fonctionnement.
Tout le monde à des problèmes de voisinage. J'en avait déjà eu avant. Mais à de là imaginer tomber sur de tels bêtes fourbes et malicieuses. Je ne pensais pas que l'être humain était capable d'une tel vilenies.
J'ai approché la folie humaine.
Je suis naïf.
Plus maintenant. Cet mauvaise expérience de vie m'a fait grandir. Pourtant je sens en moi, que quelque chose s'est flétris, s'est cassé. Je n'éprouve plus de compassion. Hier une vieille dame est tombée devant moi. Elle saigne du nez. Je l'a laisse dans son sang. Continu ma route, toute droite devant moi.
Je ne suis pas aigrit, juste déçu
Dans la vie, il est des rencontres stimulantes qui nous incitent à donner le meilleure de soi. Il en est aussi qui nous minent et qui peuvent finir par nous briser.
Je ne ressens plus rien, une impression de vide. La peinture, j'ai le sentiment d'en avoir fait le tour. J'écris. Je crie. Ils continuent.

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